La filière française du cuir – qui va des matières premières brutes aux produits finis – a dégagé en 2025 un excédent de 4,9 milliards d’euros (Md€), « l’un des plus élevés de son histoire », indique l’Alliance France cuir (interprofession) dans son rapport annuel sur le commerce extérieur publié le 14 avril. Avec 18,6 Md€ d’exportations, un niveau « historiquement élevé », la France se place au quatrième rang mondial, après la Chine, le Vietnam et l’Italie. Après un « cycle de croissance exceptionnel », l’année 2025 a été marquée par un « lissage » de l’export (-3 % sur un an), notamment en raison du contexte international. « Les premiers signaux pour l’année 2026 montrent quant à eux un ralentissement plus important », prévient la filière dans un communiqué. Les importations, elles, restent stables, à 13,7 Md€.
En ce qui concerne les matières premières (cuirs et peaux bruts), la France est largement excédentaire, avec un solde positif de 59 M€. Mais son taux de couverture (exportations/importations), établi à 143 % en 2025, recule depuis vingt ans : il était supérieur à 300 % au début des années 2000. L’année dernière, l’Hexagone a exporté pour 197,4 M€ de peaux brutes (-3 %). Elles sont à 80 % issues de bovins (y compris veaux) et d’équidés. Premier débouché avec 70 % du total, l’Italie « traverse en 2025 une année difficile » et a réduit ses achats de peaux et cuirs français de 8 %. Une situation qui « incite les entreprises françaises à diversifier leurs débouchés européens ». Du côté des importations françaises (138,1 M€, -7 %), les achats se concentrent sur les peaux exotiques, comme les reptiles (à 71 %), avec pour premiers fournisseurs les États-Unis et l’Australie.
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YG