Le géant mondial de la viande JBS, victime d’une cyberattaque fin mai (1), a indiqué le 9 juin avoir payé une rançon de 11 millions de dollars (M$) aux hackeurs, rapporte l’AFP. « Nous avons […] pensé que cette décision devait être prise pour prévenir tout risque potentiel pour nos clients », explique Andre Nogueira, patron de la filiale américaine du groupe brésilien, dans un communiqué. « Au moment du paiement, la grande majorité des installations de l’entreprise étaient opérationnelles », souligne dans son communiqué JBS, qui est l’une des plus grosses entreprises agroalimentaires du monde. Il s’agissait de « veiller à ce qu’aucune donnée ne soit exfiltrée » et d'« éviter tout problème imprévu lié à l’attaque », selon le groupe. JBS, spécialisée dans les produits à base de bœuf, de poulet et de porc, avait indiqué aux autorités américaines être la cible d’une cyberattaque au rançongiciel venant d’une « organisation criminelle probablement basée en Russie », selon la Maison Blanche. Les serveurs sur lesquels sont basés les systèmes informatiques de JBS en Amérique du Nord et en Australie avaient été visés, paralysant notamment les activités du groupe en Australie et suspendant certaines lignes de production aux États-Unis.
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