Washington veut conclure le cycle de Doha « aussi vite que possible », a assuré le nouveau représentant américain pour le commerce, Ron Kirk, en visite au siège de l’OMC. Voilà en tout cas une déclaration qui a rassuré les partenaires des Etats-Unis, impatients de savoir si l’administration Obama s’intéresse ou non à ces interminables marchandages. Certes, celle-ci considère que ce qui a été négocié depuis sept ans n’est pas acceptable tel quel. Certes, elle demande toujours, comme au temps de Georges W. Bush, que les grands pays émergents comme la Chine ou l’Inde acceptent d’ouvrir plus sensiblement leur marché. Certes, l’hôte de la Maison blanche a d’autres préoccupations immédiates. Mais il semble décidé à s’investir dans ces pourparlers multilatéraux avec un certain esprit d’ouverture, les considérant, selon son représentant, « comme une composante essentielle de la réponse globale que le monde devrait apporter à la crise économique actuelle, et aussi comme un élément essentiel du soutien à apporter à de nombreux pays démunis ». Du coup, pour accélérer le mouvement, une nouvelle idée flotte à Genève, soutenue au départ par les Américains et les Canadiens : passer directement à l’établissement des listes d’engagements de réduction des tarifs et subventions par pays, et donc arrêter de tourner en rond autour des « modalités » (grandes lignes) d’un accord. Cette option inquiète toutefois de nombreux pays en développement. Ron Kirk est donc prêt à envisager une autre solution, car, selon lui, l’essentiel est de procéder à des « changements dans le processus de négociation pour trouver une voie plus rapide ». Pronostiquer un compromis à l’OMC avant la fin de l’année reste néanmoins un pari hautement risqué.
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