Carrefour est dans l’œil du cyclone. On attendait des morts dans la distribution depuis que les situations de confort de la loi Galland ont été bousculées par la réforme Dutreil. Ou à tout le moins des mariages de raison du type Auchan/Casino, Carrefour/Cora, etc, sans parler du spectre d’un débarquement de l’américain WalMart en France. Rien de tout cela pour l’heure et plusieurs enseignes affichent plutôt de meilleurs résultats qu’en 2005. Mais ce qui se profile à l’horizon obscurcit en revanche l’avenir du leader français : ni sa taille ni le rebond récent de ses parts de marché n’épargnent à Carrefour une brutale entrée en pleines turbulences. Fragilisé par la dispersion de son capital, le numéro 2 mondial de la distribution voit en effet son plus gros actionnaire, la famille Halley, perdre sa cohésion et il doit dans le même temps faire une place à deux partenaires non désirés et soudés entre eux, le Groupe Arnault et Colony Capital. Et demain peut-être à un partenaire indien ! Outre-Manche, les fonds d’investissement se découvrent un intérêt pour Sainsbury, c’est une première dans la grande distribution. Chez nous, l’un des nouveaux actionnaires imprévu de Carrefour est plutôt un professionnel de l’immobilier, ce qui a aussitôt ouvert un débat sur l’intérêt de tirer du cash par la vente des murs des magasins. Une voie également mise à l’étude par d’autres, mais le signe que les stratégies à long terme ne seraient plus de saison…
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