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Commission européenne Dacian Ciolos tient la corde, mais...

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Plutôt bien partie, la candidature du Roumain Dacian Ciolos à un second mandat de commissaire européen - avec le même portefeuille de l'agriculture de préférence - doit encore surmonter quelques obstacles, alors que s'intensifient les marchandages pour la composition du prochain exécutif de l'UE.

Jean-Claude Juncker, l'ancien premier ministre luxembourgeois, entend choisir le mois prochain les membres de la Commission européenne qu'il présidera pour cinq ans à partir de début novembre, mais il ne peut pas faire abstraction d'autres nominations aux postes clefs européens sur lesquelles les chefs d'Etat et de gouvernement doivent se prononcer le 30 août. Il lui faut aussi trouver des femmes pour respecter un tant soit peu la parité.

Aigreurs

Les nouveaux commissaires devront de plus recevoir l'aval des députés européens. Trois d'entre eux, vieux routiers de la commission parlementaire de l'agriculture, ont écrit à Jean-Claude Juncker pour tenter de le convaincre que « les cinq dernières années se sont avérées être, sur plusieurs aspects, un grand pas en arrière pour notre politique agricole », dont il faut maintenant, selon eux, favoriser plutôt la « compétitivité ».

Les signataires - le démocrate-chrétien allemand Albert Dess, le socialiste italien Paolo De Castro et le Britannique Jim Nicholson (conservateurs et réformistes) – ont de toute évidence gardé quelques aigreurs au terme de la négociation sur la réforme – et le verdissement - de la Pac, dont ils ont pourtant été des acteurs.

Treize candidats officiels à ce stade

TREIZE candidats ont, à ce stade, été officiellement désignés par leurs États membres et proposés à Jean-Claude Juncker pour former la prochaine Commission européenne.

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Il s'agit de l'Allemand Günther Oettinger, de l'Autrichien Johannes Hahn, du Finlandais Jyrki Katainen, du Croate Neven Mimica, du Slovaque Maros Sefcovic, de l'Estonien Andrus Ansip, de l'Irlandais Phil Hogan, du Britannique Jonathan Hill, du Letton Valdis Dombrovskis, du Lituanien Vytenis Andriukaitis, du Maltais Karmenu Vella, de la Tchèque Vera Jourova et du Roumain Dacian Ciolos.

Le futur président de la Commission ne devrait pas, toutefois, être influencé outre mesure par cette missive des trois parlementaires, qui militent pour une révision de la réforme dès 2016.

Entrelacs diplomatiques

Reste aussi à savoir si un commissaire pourra effectuer un second mandat avec le même portefeuille. Jean-Claude Juncker pourrait admettre ce cas de figure, jugé peu orthodoxe, surtout si Angela Merkel, ouvrant la voie, persiste dans sa volonté de maintenir son candidat, Günther Oettinger, dans ses attributions actuelles, l'énergie.

Enfin, cette partie de billard diplomatique pourrait aboutir, vu sa complexité, à une nomination inattendue au poste de commissaire à l'agriculture. Par exemple, l'Irlandais Phil Hogan, que l'organisation agricole du pays verrait bien dans cette fonction, quoique Dublin vise plutôt le portefeuille de la stratégie numérique. Ou encore, avantage aux femmes, la Danoise Mette Gjerskov, ancienne ministre danoise de l'agriculture, candidate rêvée des États membres dits libéraux...