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Multispécialiste/Résultats Danone bénéficie de la baisse de ses prix

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La stratégie de Danone est payante : ses réductions importantes de prix à la consommation, alliées à une intensification de ses campagnes publicitaires, lui ont permis de connaître au premier semestre 2009 une croissance de son chiffre d’affaires, de ses volumes et de ses marges. Le groupe confirme donc ses objectifs annuels. Par ailleurs, il espère un règlement de la crise laitière au niveau européen.

Au premier semestre 2009, Danone a connu une hausse de son chiffre d’affaires de 1,6 % à périmètre et à taux de change constant, qui a ainsi atteint 7,52 milliards. Son résultat net courant a quant à lui augmenté de 7,6 % à 722 millions d’euros. Le groupe a donc confirmé ses objectifs, en précisant que ses résultats allaient sans doute croître davantage par ses ventes que par ses marges. En 2009, Danone vise « une croissance de 10 % de son bénéfice net courant dilué par action, à périmètre de consolidation et taux de change constant et en excluant l’effet de l’augmentation de capital de 3 milliards d’euros qui a eu lieu en juin 2009 » (1).

La bonne direction
Danone a bénéficié de la baisse de ses prix et de l’augmentation de ses promotions qui lui ont permis d’augmenter ses volumes de 2,4 %. « Nos ventes et résultats du premier semestre montrent clairement que nous avons pris la bonne direction », se réjouit Franck Riboud dans un communiqué. Le pôle produits laitiers frais a baissé en valeur de 0,3 %, les eaux de 1,9 %, tandis que la nutrition infantile a progressé de 8,9 % et la nutrition médicale de 9,8 %. Au deuxième trimestre 2009, les choses se sont améliorées puisqu’après cinq trimestres de baisse, le chiffre d’affaires du pôle produits laitiers frais a progressé de 0,7 %, grâce aux initiatives de baisse des prix déployées en France, au Mexique et en Russie. De plus, les marges des pôles produits laitiers frais et nutrition infantile se sont nettement améliorées grâce à la baisse des cours des matières premières.
Par ailleurs, au sujet du partage de la marge entre les producteurs de lait, les industriels et les distributeurs, le p.d-g de Danone Franck Riboud a précisé au Figaro, qu’il s’agit d’un problème à régler au niveau européen. Il se dit « favorable à un meilleur partage mais pas en défaveur de Danone, qui a la responsabilité de 80 000 salariés et ne peut payer le lait plus cher que ses compétiteurs » et précise qu’il ne faut pas pénaliser les industriels français par rapport aux étrangers, car sinon il faudrait « accepter de trouver des yaourts allemands dans les magasins français ».

(1) Cf Agra alimentation n°2068 du 4 juin 2009 p 22

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