Emmanuel Faber le directeur général de Danone est revenu, dans un entretien paru le 10 juin dans Le Figaro, sur les raisons qui ont finalement conduit le groupe à renoncer à céder sa division nutrition médicale. « Les discussions nous ont rassurés sur notre capacité à créer de la valeur pour cette division, nous ont amenés à d'autres façons de réfléchir sur la croissance et nous ont fait découvrir de nouvelles synergies avec la division nutrition infantile et des moyens de mieux intégrer l'activité à Danone ». Quant à d'éventuelles alliances pour financer une acquisition, ce dirigeant, tout en rappelant que le groupe a « toujours travaillé en alliance avec des acteurs très complémentaires » et qu'il allait « continuer », n'a fait « aucun commentaire sur un projet spécifique ».
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Le directeur général s'est en outre déclaré « très confiant » sur la capacité du groupe à retrouver de la croissance rentable sur le pôle produits laitiers frais du groupe. « Nous n'avons plus besoin d'une croissance de 7 à 9 % dans notre pôle produits laitiers frais pour réaliser nos objectifs de croissance pour le groupe. Une hausse de 2 à 4 % est suffisante dans notre équation de croissance dans la mesure où le pôle eaux progresse de 7 à 10 %, la nutrition infantile de 8 à 10 % et la nutrition médicale de 6 à 9% », a-t-il par ailleurs précisé. Concernant la guerre des prix qui « ne sert ni l'intérêt des distributeurs ni celui des fabricants » Emmanuel Faber estime qu'« elle est même dangereuse pour le pays » et qu'elle ne devrait pas se ralentir avec l'apparition des centrales d'achats. Peu satisfait du niveau de marges de Danone France, toujours « sous pression », il a d'ailleurs indiqué qu'il s'agissait d'« un sujet de préoccupation permanent, comme le prouve le plan d'économies de 200 millions d'euros lancée en 2012 ». Pour autant, s'il reste « évidement vigilant », le groupe continue d'investir dans ses sites en France, a encore indiqué le dirigeant.