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Produits laitiers Danone confirme un vaste programme d’investissements en Russie

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À l’occasion du vingtième anniversaire de la présence de Danone en Russie et près de deux ans après la prise de contrôle à hauteur de 57,5% d’Unimilk, son partenaire historique dans le pays, le directeur général de la société commune, Yves Legros, a annoncé vouloir poursuivre la politique d’investissement. En 2011, la nouvelle entité a investi 125 millions de dollars et devrait poursuivre sur une tendance similaire sur les 5 à 7 ans à venir, ce qui devrait représenter des investissements de 700 millions de dollars. « Un montant en ligne avec ce qui avait été prévu, lors de l’accord de fusion », précise-t-on au siège de Danone à Paris. Ces sommes seront consacrées à la modernisation des lignes de production pour gagner en productivité, certaines devant voir leurs capacités augmenter. Une large part sera également affectée à la protection de l’environnement, via le retraitement des eaux usées, la réduction des émissions de CO2, les économies d’énergie ou le renforcement de la sécurité. Un volet sera également dédié à la formation des éleveurs (voir encadré).

Gagner la position de numéro 3
L'an dernier, les ventes du groupe ont atteint 74,6 milliards de roubles (1,9 milliard d'euros), une hausse de 4% par rapport à 2010. Le groupe avait dû augmenter les prix de ses produits en raison d'une hausse de près de 20% des prix du lait due à la sécheresse de l'été 2010, qui a affecté la récolte de fourrage. La part de marché de Danone-Unimilk s'est établie en 2011 à 21,6% en termes de volumes et à 26,9% en termes de valeur. La Russie, qui est le cinquième marché le plus important pour Danone, a pour vocation de grimper en « troisième » position à l'avenir, a pour sa part déclaré Franck Riboud, p.-d.g. du groupe, présent à Moscou. Selon Filip Kegels, président de Danone-Unimilk, les Russes consomment 15 kg de produits fermentés par personne par an, et le but est de « doubler ce chiffre ». Interrogé sur d'éventuelles acquisitions, il a déclaré que ce n'était « pas la priorité aujourd'hui », même si le groupe « ne fermait les yeux sur aucune acquisition », rapporte l’AFP. Il a par ailleurs indiqué que le groupe n'avait pas encore décidé d'exercer son option, valable jusqu'en 2022, pour monter à 100% du capital de la société. Celle-ci est présente en Russie, en Ukraine, au Kazakhstan et au Bélarus sur le marché des produits laitiers frais.

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