Danone a annoncé son intention de renforcer sa collaboration dans la promotion des probiotiques avec son partenaire le japonais Yakult, tout en réduisant parallèlement sa participation dans le capital de 21,29 % actuellement à environ 7 %.
Danone a annoncé le 14 février une évolution de son partenariat avec le spécialiste japonais des boissons probiotiques Yakult Honsha. D’un côté, le français a signé "un protocole d’accord modifié" avec son partenaire depuis 2004, réaffirmant ainsi "leur volonté commune de promouvoir les probiotiques dans le cadre d’une alimentation équilibrée". Au plan commercial, les deux partenaires étudieront la faisabilité de nouveaux projets de collaboration, "tels que la distribution de produits Yakult par Danone sur les marchés européens". Un premier test est prévu en Espagne.
De l’autre, Danone va réduire sa participation au capital de Yakult actuellement de 21,29 %. Cette décision est "en ligne avec ses efforts de discipline accrus en matière d’allocation de son capital", précise le groupe dans son communiqué. Elle devrait satisfaire certains actionnaires activistes, dont le fonds Corvex Management qui détient 0,8 % du capital de Danone depuis août dernier et met la pression sur le groupe pour qu’il augmente sa rentabilité. Dans un communiqué séparé, Yakult précise que l’opération porterait sur 22,6 millions d’actions, soit un montant de 1,35 Mrd€ sur la base de son dernier cours à la Bourse de Tokyo.
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Parallèlement à cette cession qui s’effectuera par une opération de marché dont la réalisation est prévue en mars, Yakult a annoncé un programme de rachat d’actions d’un montant de 36 Mrd de yens (271,3 M€), auquel Danone participera. Au final, la participation de Danone dans le capital de Yakult devrait tomber autour de 7 %. Il restera ainsi le plus gros actionnaire du japonais et conservera un siège au conseil d’administration.
L’annonce a été bien accueillie sur le marché. Alex Smith, de Barclays, cité par Boursier.com, pense que le produit de l’opération, taxe incluse, pourrait avoisiner 1 Mrd€ et que "les fonds pourraient être consacrés au désendettement, ce qui ramènerait le ratio dette nette sur Ebitda de 3,1 à 2,9 fois fin 2018, dans les clous de l’objectif 2020 du groupe".