Phil Hogan continue de défendre ses propositions sur la future Pac tiraillées entre d’un côté, la volonté de simplifier le travail des administrations nationales en leur laissant plus de marges de manœuvre, notamment pour les contrôles et les sanctions, et de l’autre, la nécessité de préserver le marché unique en évitant les distorsions de concurrence. Dans un premier temps, le commissaire européen a essayé de lever les doutes sur les risques de renationalisation de la Pac. Il a promis des garde-fous. Mais de nombreux États membres restent inquiets. Et désormais il tente de rassurer sur la réelle simplification qu’apporteront ses propositions. Le nouveau modèle de mise en œuvre est globalement bien accepté mais, comme le soulignent la France et l’Allemagne dans une déclaration commune, « la Commission n’apporte pas suffisamment de garanties de simplification à ce stade ». Phil Hogan est donc arrivé lors du Conseil agricole de l’UE, le 16 juillet, avec de nombreux exemples concrets sous le bras, ainsi que le directeur du Centre commun de recherche venu vanter tous les bienfaits des nouvelles technologies pour contrôler de manière simple, efficace et peu chère les exploitations agricoles dans l’avenir. Mais là encore, les ministres ne se sont pas totalement montrés convaincus. Difficile, il faut dire, d’y voir clair avec cette flexibilité servie à tout bout de champ qui fait aussi peser un risque de sur-règlementation dans certains États membres. Les discussions dans les nombreux groupes d’experts nationaux prévus au cours des prochains mois pourraient permettre d’éclaircir un peu les choses d’ici la fin de l’année. Et le flou qui règne sur le cadre budgétaire de la Pac n’arrange rien.
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