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D’autres cultures pâtissent des inondations dans le Nord-Pas-de-Calais

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«Dans la région Nord-Pas-de-Calais, il reste environ 50 % des surfaces en betteraves à arracher, et un peu plus de 50 % des surfaces en blé prévues sont semées » explique Jean-Paul Prévot, ingénieur régional d’Arvalis. Selon les premières estimations, approximatives, de la FDSEA du Nord-Pas-de-Calais, « 400 hectares (ha) de lin sont perdus, 100 à 200 ha d’oignons, et les carottes sous contrat dans les zones inondées ne répondront plus aux cahiers des charges de l’industrie ». Selon Denis Boulanger, vice-président de la FDSEA Nord-Pas-de-Calais, « 45% des arrachages de betteraves n’ont pas été réalisés, et un quart d’entre elles ne seront pas récoltées ». Du côté du maïs, principalement de l’ensilage destiné à l’autoconsommation des éleveurs, sur le secteur côtier de la région, 50 % a été récolté. Le reste risque de continuer vers une production de maïs grain, ce qui créera un déficit au niveau de la disponibilité des aliments autoconsommés chez les éleveurs. Concernant les semis de blé, Denis Boulanger a indiqué que « 95 % des blés seront à semer ou à ressemer dans les zones touchées par les inondations dans la région ». Du côté d’Arvalis, Jean-Charles Deswartes, travaillant sur la physiologie des plantes, se veut plus rassurant. Selon lui, si les sols sont ressuyés, la région a l’habitude des semis de blé tardif jusque début décembre. Il indique aussi que si les blés sont déjà semés et implantés ils peuvent tenir dix jours sous l’eau, au-delà leur viabilité est compromise. Enfin, il souligne que les zones les plus touchées de la région Nord-Pas-de-Calais sont celles situées sur la côte, ce qui réduit les risque de gel sur des semis tardifs, en raison d’une relative douceur à l’année dans ces zones.

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