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Bilan Davantage de consommation de viande, donc plus d’échanges d’ici 2050

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Avec une consommation de viande qui devrait presque doubler d’ici 2050 (470 millions de tonnes), le commerce international des viandes va se modifier également. FranceAgriMer en prévoit un accroissement de 10 % à 15% d’ici 2020. Actuellement, il représente 8 % des échanges de matières premières agricoles.

Pour 2010, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a estimé la consommation mondiale de viande à 268,2 millions de tonnes. L’Asie est la première zone de consommation (46%) puis viennent l’Europe (20%), l’Amérique du Nord (14%) et l’Amérique du Sud (10%), selon une synthèse de FranceAgriMer sur la « Consommation mondiale de viande ». Au niveau mondial, les trois principales viandes (porc, volailles, bovins et ovins) représentent chacune près de 1/3 des volumes consommés. En revanche, de fortes disparités existent entre pays. Ainsi, « le nord-américain a une alimentation carnée tournée vers les viandes de volailles (42%) et de bovin (32%). En Amérique du Sud, ces viandes ont une place encore plus importante (respectivement 43% et 42%). En Afrique, les viandes de ruminants représentent la moitié de la consommation de viande (respectivement 35% et 15%) devant la viande de volailles (33%) ». En Océanie et en Europe, la viande de volaille occupe la place la moins importante (moins de 30%). En Asie et en Europe, la viande de porc est très présente (respectivement 49% et Europe 45%).

Une hausse de la consommation liée à 80% aux PVD

La consommation mondiale annuelle de viande devrait passer d’environ 270 en 2010 à 470 millions de tonnes en 2050, soit de 41 à 52 kg/hab pour les pays développés et de 30 à 44 kg/hab pour les pays en voie de développement (PVD). Cette croissance sera liée à 80% aux PVD, explique FranceAgriMer. D’autant plus que le pouvoir d’achat devrait croître de 5,2%/an, entre 2010 et 2050, contre 1,6% dans les pays développés. Afin de répondre à la demande mondiale en viandes dans les années à venir, les principaux pays producteurs et excédentaires seront fortement sollicités d’où une augmentation du commerce mondial de l’ordre de 10 à 15% d’ici 2020. Aujourd’hui, globalement, « l’Amérique du Sud, l’Amérique du Nord et l’Océanie apparaissent plutôt comme excédentaires en viandes (taux d’auto-approvisionnement : 123%,115%,158%) alors que l’Asie, l’Afrique et l’Amérique centrale sont déficitaires (93%,89%, 78%) », relève FranceAgriMer. Actuellement et « d’une manière générale, la viande est consommée là où elle est produite. » Elle s’échange donc peu à l’échelle mondiale (8%), comparativement à d’autres produits comme les céréales (12%) ou le sucre (30%). Cela dit le commerce de volailles est plus important (+ de 10%) que celui de la viande bovine (8%) et de la viande ovine (7%). « Les échanges mondiaux de viande de porc n’atteignent que 4% des volumes produits », note FranceAgriMer.

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