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Japon Davantage de protection contre la radioactivité sur les aliments nippons

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L'Union européenne va abaisser le niveau de radioactivité autorisé pour les aliments nippons, afin de s'aligner sur les normes du Japon, plus sévères, a annoncé le 5 avril le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso. La décision formelle devait être prise à l’issue de la réunion du comité permanent européen de la chaîne alimentaire prévue le 8 avril.

«De manière transitoire, vu l'actualité, nous avons décidé d'appliquer les valeurs japonaises qui sont plus basses que les nôtres », a déclaré M. Barroso. Cette modification interviendra uniquement « par précaution », tous les contrôles réalisés jusqu'à présent ayant fait apparaître des « niveaux de radioactivité négligeables, en tout cas très en-deçà des valeurs limites européennes ou japonaises », a-t-il souligné.
L'UE s'alignera sur les normes japonaises en ce qui concerne les césium-134 et 137. Ainsi, la norme européenne devrait passer de 1 250 becquerels par kilo (bq/kg) à 500 bq/kg. La nouvelle limite pour l'iode-131 serait de 2 000 bq/kg et un troisième élément, le strontium-90, sera recherché et ne devra pas être présent à plus de 750 bq/kg.
A l'heure actuelle, l'Europe demande aux autorités japonaises de contrôler au départ d'éventuelles traces de radioactivité sur l'intégralité des produits agro-alimentaires que les régions les plus exposées dans le pays exportent. A l'arrivée en Europe, il est ensuite demandé aux autorités nationales des pays de l'UE de contrôler au moins 10% des lots. Pour ce qui est des importations agro-alimentaires en provenance des régions japonaises considérées comme sûres, il n'y a pas de tests au départ, mais les pays de l'UE sont tenus de vérifier 20% des lots.

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