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Gros bovins Davantage de transparence sur les cotations de gros bovins

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La réforme du système de cotation des gros bovins est très proche d’aboutir. « Plus ciblée, plus fiable, plus proche de la réalité du marché ». Les nouvelles cotations seront publiées à partir du 24 janvier prochain.

«Le démarrage du nouveau système de cotations gros bovins entrée abattoir se fera à partir du 24 janvier prochain. Une montée en puissance de ce nouveau dispositif est attendue dans les semaines à venir », déclarent Marc Zribi, chef de l’unité « cotations et informations de conjoncture », et Michel Meunier, délégué pour les filières viandes chez FranceAgriMer. Deux évolutions importantes viennent donner un nouveau souffle à un système inchangé depuis les années 1960. D’une part, les régions sont regroupées en quatre grands ensembles au lieu des dix de l’ancien système. Ces ensembles seront centrés autour de Rennes, Lille, Dijon et Toulouse. Ce regroupement est voué à fournir une meilleure représentativité du marché. De fait, les quatre commissions régionales couvriront un plus grand nombre d’outils d’abattage. « L’ancienne cotation n’était pas suffisamment fine », explique-t-on chez FranceAgriMer. De l’autre, la remontée des informations des abatteurs est rationalisée. « C’est une réforme qui permet de revenir à une vraie définition des cotations », souligne Pierre Halliez, directeur général du SNIV-SNCP (syndicat des entreprises françaises des viandes). Dans le nouveau système, les cotations sont élaborées par FranceAgriMer uniquement à partir de données chiffrées. Les discussions sur les cotations entre les commissions régionales disparaissent. Cependant, les commissions garderont la possibilité d’alerter ou de faire des expertises, si les cotations sont trop éloignées des données régionales.

Un nouvel article du code rural

« Un nouvel article du Code rural devrait prochainement étendre le pouvoir d’enquête et de contrôle des agents de FranceAgriMer et de la DGCCRF chez les abatteurs », précise-t-on chez FranceAgriMer. L’obligation de transmettre les données concernent les abatteurs ou les personnes qui font abattre au moins 5000 gros bovins par an sur le territoire national. Dans l’ancien système, la limite était de 20 000 gros bovins. Il y a donc un élargissement des données disponibles. Les estimations de FranceAgriMer tablent pour le moment sur 66 abatteurs. Un chiffre qui est susceptible d’augmenter dans les jours à venir. Concrètement, il s’agit d’adaptations informatiques à apporter au dispositif. « Le coût global est difficilement chiffrable, car très réparti. Le coût supplémentaire reste cependant modeste», dit-on chez FranceAgriMer.

Premiers résultats satisfaisants

La semaine dernière, des cotations non publiées ont été élaborées avec le nouveau dispositif. « Les premiers résultats semblent satisfaire tous les partenaires », se félicitent Marc Zribi et Michel Meunier. D’une part, les nouvelles cotations permettront de « coller davantage aux marchés » et donc d’« améliorer la transparence dans les transactions commerciales ». De l’autre, il y aura une homogénéisation des cotations entre les bassins de production car le type d’animal est mieux défini. « Ce changement semble être bien accueilli par l’ensemble des maillons de la filière », déclare Guy Mérieau, président de la section Bétail et Viande Coop de France.
Par ailleurs, il est nécessaire de situer la place de la cotation sur la formation du prix. Selon le SNIV-SNCP, « la cotation est un élément de formation du prix parmi d’autres ». Elle permet d’observer le résultat du modèle économique (offre, demande) sur lequel est basé la filière viande, mais n’explique pas à elle seule les prix observés sur le marché intérieur. Ceci dit, selon FranceAgriMer, « l’objectif était également de doter les familles professionnelles de références de prix permettant de contractualiser sur une base aussi objective que possible». Dans un contexte où la contractualisation est au cœur des préoccupations des maillons de la filière, cette évolution tombe à pic.

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