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Étiquetage nutritionnel/UE De grands noms de l'alimentaire adoptent le système des feux tricolores

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La grande majorité des détaillants britanniques ont souscrit au code de couleurs, à l’instar de certains grands noms de l’industrie agroalimentaire comme les filiales britanniques de PepsiCo, Mars et Nestlé qui viennent de franchir le pas à la grande satisfaction des associations de consommateurs. Reste à savoir si le reste de l'industrie alimentaire européenne suivra l'exemple...

« Nous sommes ravis que les détaillants du Royaume-Uni veuillent permettre à leurs clients de choisir des aliments sains en un seul coup d’œil. À une époque où l’obésité fait des ravages en Europe, il n’y a pas de raison pour que les consommateurs britanniques soient les seuls à bénéficier d’un outil si pratique que celui des feux tricolores. Nous espérons voir plus de détaillants européens leur emboîter le pas.» Monique Goyens, directrice générale du BEUC, le Bureau européen des unions de consommateurs, est aux anges quand on lui annonce que le système volontaire d’étiquetage nutritionnel tricolore est officiellement lancé au Royaume-Uni. Elle dont l'organisation a depuis longtemps milité pour un tel système d'étiquetage nutritionnel, explique que « de nombreuses études ont montré que le système le mieux compris par les consommateurs est celui des feux tricolores sur le devant des emballages des aliments transformés ». Selon elle, « cette étiquette sous forme de feux de signalisation résume de manière concise si les apports des principaux nutriments – à savoir les graisses, le gras saturé, le sucre et le sel – sont élevés (rouge), moyens (orange) ou faibles (vert) ». Monique Goyens considère qu'en s’engageant à souscrire au système tricolore, « ces géants de l’alimentation que sont Mars, Nestlé et PepsiCo montrent qu’ils ont fini par écouter les consommateurs et qu’ils sont déterminés à respecter leur droit à une information claire et rapide. C’est sans précédent. Ils doivent maintenant étendre rapidement cette bonne pratique à d’autres marchés européens. »

« Feux tricolores » contre « Apports Journaliers Recommandés »

Comme on le sait, le secteur de agro-industriel ne veut pas entendre parler de feux tricolores ou de feux de signalisation dans ses étiquettes. Il ne jure que par les « Apports Journaliers Recommandés » (AJR). Depuis 2006 déjà – au moment où la Commission européenne a fait part de sa volonté de revoir la réglementation nutritionnelle communautaire, FoodDrinkEurope (à l'époque la Ciaa...) a introduit son propre système unicolore fondé sur les AJR (GDA en anglais). Lequel des deux est le plus clair aux yeux des consommateurs ? L'étude comparative la plus approfondie jusqu'à présent serait celle menée par la Food Standards Agency britannique, agence étatique de contrôle des aliments et sur laquelle se seraient fondés les grands formats de l'alimentaire qui viennent d'opter pour le système des feux tricolores. Selon les résultats de cette étude, l'élément décisif pour l'intelligibilité des informations nutritionnelles serait une combinaison des couleurs des feux tricolores et d'informations écrites. Le modèle adopté par l'industrie alimentaire européenne dans son ensemble aurait été éliminé dans cette étude comparative. Reste à savoir quelle est la portée de cette étude et, plus important encore, si celle-ci sera assez convaincante pour les nombreux opérateurs industriels pour que ceux-ci franchissent à leur tour le pas comme les y invitent les associations de consommateurs.

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