Aujourd’hui, les Etats-Unis produisent 60 % du maïs mondial. Premier exportateur, le pays doit également faire face à une croissance vertigineuse de ses besoins intérieurs, compte tenu du développement de l’éthanol. Pour Valérie Leveau, du service économie d’Arvalis, il « semble difficile » que le pays puisse couvrir dans dix ans à la fois ses besoins intérieurs et la demande croissante à l’export. Tout simplement parce que son potentiel de production apparaît limité. Pour arriver à cette conclusion, le service économie d’Arvalis a enquêté dans des exploitations dans deux Etats représentatifs du pays : l’Illinois où le maïs se cultive en sec dans des zones à fort potentiel et le Kansas, où il se cultive soit en système irrigué, soit en sec dans les terres à faibles potentiels. Plus encore que l’irrigation, le progrès génétique semble constituer une piste majeure pour améliorer la compétitivité des exploitations. Car elle peut permettre de dépasser les contraintes climatiques. Sauf que « ces dix dernières années, le coût des semences a été multiplié par deux », a observé Valérie Leveau, le 19 novembre. Une nouvelle place pourrait donc se dessiner à l’avenir pour des pays qui souhaiteraient exporter davantage de maïs.
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