Le 28 novembre 2008, il y a presque un an jour pour jour, Michel Barnier, le ministre de l’Agriculture auquel a succédé Bruno Le Maire, se félicitait d’avoir rallié « 24 États membres de l’UE aux conclusions de la présidence française sur la Pac de l’après 2013 ». Le 10 décembre 2009, Bruno Le Maire lançait « l’appel de Paris » en faveur d’une Pac « forte » soutenu par 22 Etats membres. L’initiative politique de Michel Barnier avait débuté lors de la Présidence française, en juillet 2008. Elle s’était poursuivie à Annecy, le 29 septembre 2008 lors d’une réunion informelle des ministres de l’agriculture pour aboutir au conseil des ministres de l’Agriculture du 28 novembre. « La plupart des États membres se sont ainsi retrouvés pour réaffirmer qu’il est nécessaire que l’UE continue de disposer après 2013 d’une politique agricole commune et suffisamment ambitieuse », soulignait l’ancien ministre aujourd’hui commissaire européen. Pour les 24 États membres, « cette future Pac doit assurer la sécurité alimentaire, le développement des territoires ruraux et la durabilité de l’agriculture ». Un an plus tard, « l’appel de Paris » fait le choix de « développer le modèle alimentaire européen et l’équilibre alimentaire mondial ; de donner aux agriculteurs les moyens de mieux répondre aux signaux du marché ; de relever le défi environnemental et d’assumer nos choix collectifs (…) tels que l’équilibre des territoires ». Des orientations proches qui répondent au même souci : ne pas subir le débat budgétaire de la Pac en 2010.
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