Saint Hubert lance « Saint Hubert Cholegram », matière grasse anti-cholestérol à cuire et à tartiner. Présent dès début février en GMS, ce nouvel alicament vise 30 à 35 % d’un marché français d’environ 20 000 tonnes par an, qui toucherait 3 millions de consommateurs. Pour « faire connaître ce produit rapidement », la marque du groupe Marie-Uniq spécialisée dans les matières grasses prévoit un plan de communication ambitieux, composé d’une campagne de publicité télévisuelle en mars, de PLV, mais également d’opérations d’information du corps médical. Un partenariat avec un assureur santé, à l’instar de celui noué entre Unilever et MAAF cet hiver, ne serait pas exclu à terme.
Saint Hubert continue de surfer sur la vague des alicaments. Après avoir déjà lancé la margarine « Ilô » en version à tartiner, puis à cuire, la marque du groupe Marie-Uniq spécialisée dans les matières grasses lance un nouveau produit : « Saint Hubert Cholegram », « première margarine anti-cholestérol spécialement conçue pour une utilisation tartine et cuisson», selon Pierre Verdelet, directeur Recherche et développement de Saint-Hubert. Exit, donc, les deux versions d’« Ilô » que combine dorénavant « Cholégram ». Le principe reste en effet le même : « Dans le cadre d’une alimentation équilibrée et d’une hygiène de vie saine, une consommation de 30 grammes -soit deux cuillères à soupe- de cette matière grasse par jour permet de diminuer son taux de cholestérol d’environ 10% après deux semaines d’utilisation», explique Pierre Verdelet. La recette aussi : une formule concentrée en stanol végétal, « molécule dont l’action a été reconnue par l’Afssa en 2001», indique le dirigeant, et qui permet de diminuer l’absorption de cholestérol dans le tube digestif. Petit plus : cette matière grasse « permet un juste équilibre entre les acides gras insaturés oméga 6 et oméga 3 et contient moins de 1% d’acides gras trans, délétères dans le cas de maladies cardio-vasculaires».
Objectif : 30 % de parts de marché des anti-cholestérols
Fabriqué sur le site de Ludres, près de Nancy, cette nouvelle tête de pont de la gamme « santé » de Saint Hubert lui permet de marquer des points face à Pro-Activ de Fruit d’Or, la margarine d’Unilever anti-cholestérol qui ne s’utilise, elle, qu’à tartiner. Avec la volonté d’être un « acteur incontournable du marché des matières grasses », Saint Hubert vise, avec son « Cholegram », qui sera en GMS dès le début du mois de février, « 30 à 35 % du marché des produits anti-cholestérols, déclare Adeline Hervouet, responsable marketing, soit la même part de marché (30,3 %) de la marque sur les corps gras non-beurre ». Et pour atteindre cet objectif, d’importants moyens vont être déployés : une campagne télévisée qui débutera le 5 mars prochain, appuyée inévitablement d’animations sur le lieu de vente… et d’une campagne d’information auprès du corps médical, à coups de mailing et de conférences diverses. Un plan de communication considérable, dont le montant reste confidentiel mais qui « représente une somme ambitieuse», confie Adeline Hervouet.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Un Français sur quatre visé
En ligne de lire, « les trois millions de Français qui utilisent des produits anti-cholestérols, précise-t-elle, et plus largement, toutes les personnes touchées par le cholestérol, soit un près d’un adulte sur quatre». Le marché des matières grasses anti-cholestérol représenterait un peu moins de 20 000 tonnes par an, contre 8 400 pour celui des produits laitiers revendiquant les mêmes vertus. « Contrairement à ces produits, qui nécessitent l’assimilation de nouvelles habitudes de consommation, les matières grasses anti-cholestérols ont un potentiel de développement plus important, se plaçant simplement en substitut de celles déjà utilisées », précise la responsable.
Bientôt un partenariat ?
Saint Hubert exploitera-t-il le filon « alicament » jusqu’au bout, en nouant un partenariat avec un assureur-santé, comme n’a pas hésité à le faire Unilever cet hiver ? « Ce genre de démarche a au moins l’intérêt de mettre en lumière l’importance de l’alimentation dans notre santé… mais ce n’est pas notre priorité,répond Pierre Verdelet. Pour l’instant, nous sommes plutôt dans le schéma inverse, en cherchant à collaborer avec des experts de la nutrition pour fabriquer des produits répondant le mieux à leurs recommandations. A terme, on verra…».