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Lait/Résultats De nouveau une belle année pour Even

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Gros satisfecit pour la coopérative laitière Even (Ploudaniel, Finistère) qui vient d’annoncer une progression de 11 % de son chiffre d’affaires à près de 2 milliards €. Seules les difficultés de sa filiale industrielle en dinde ternissent la nouvelle.

Even a terminé 2011 sur un chiffre d’affaires de 1,958 milliard €. Ses dirigeants se félicitent de cette croissance qui fait suite aux fortes progressions des ventes en 2009 (+ 20 %) et 2010 (+ 30 %). Elle bénéficie aux exploitations adhérentes et aux 5140 salariés du groupe, précise-t-elle par communiqué. Le groupe qui a investi 45 millions € sur l’exercice ne communique pas sur son résultat part du groupe, mais uniquement sur celle de la coopération : 17,4 millions € de résultat sur un CA de 264,4 millions. Even répartit ses activités dans trois métiers : l’industrie laitière (56 % du CA) au travers de Laïta qui a en portefeuille les marques Paysan Breton, Mamie Nova, Recettes de Madame Loïk, Régilait. Even détient un peu plus de 50 % du capital de Laïta avec Terrena et Triskalia. Second métier d’Even : la distribution (26 % des ventes), un secteur en développement régulier par croissance organique et opérations de croissance externe. Even Distribution a mis l’accent, en 2011, sur la structuration de son réseau de vente de produits frais et surgelés aux professionnels de la RHD, appelé Krill. « Nous avons fait l’acquisition de deux sociétés dans les Alpes dans le but de continuer à structurer notre implantation sur tout le territoire français », explique Anne-Laure Visseiche, porte-parole du groupe. Ce qui porte le total d’entreprises du réseau à dix, des entreprises souvent familiales « à fort ancrage régional», poursuit Mme Visseiche. Even a également optimisé la logistique de ses deux réseaux (Krill et Argel-Artika pour les particuliers) en mettant en service trois entreprôts. Dernier secteur d’intervention de la coopérative Even, l’amont agricole ou ce que l’on appelle communément l’appro et la collecte (15 % du CA). Tout serait parfait si la filière d’abattage et de découpe de dinde d’Even, constituée de Le Clézio pour l’abattage (45 000 tec) TDI pour la découpe (25 000 t), deux usines situées dans les Côtes d’Armor (180 salariés au total pour 9 millions € de ventes) ne s’était pas placée sous le régime de sauvegarde, le 23 mai et ce pour une période de six mois. Cette situation résulte de la désaffection soudaine d’un gros client qui représentait le tiers de l’activité de Le Clézio (13 500 t/an). « Dès que nous l’avons su, en décembre, nous avons nommé un mandataire ad hoc de manière à trouver des volumes de remplacement. En vain. Nous espérons désormais que la procédure de sauvegarde nous permettra de trouver une solution. Je rappellerai que Le Clézio et TDI bénéficient d’un excellent niveau technique », poursuit Mme Visseiche.

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