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De « nouveaux marchés » ouverts pour l’UE depuis l’embargo russe 

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Depuis l’instauration de l’embargo russe sur les produits agroalimentaires, Bruxelles s’efforce d’ouvrir de nouveaux marchés ». Elle fait le relevé des débouchés ainsi créés. 

Face à l’embargo russe, la Commission européenne a « intensifié ses efforts pour ouvrir de nouveaux marchés aux exportateurs de produits agroalimentaires de l’UE », et, dans le même temps, se sont poursuivies les négociations commerciales avec une série de pays, souligne la commissaire au commerce, Cecilia Malmström, en réponse à une question écrite parlementaire. 

Canada, Chine, Turquie et autres

La commissaire européenne précise que : le Canada « a rouvert son marché à la viande bovine de 19 États membres, des dispositions formelles mineures étant encore en attente », tandis que les importations de pommes de Pologne et de poires de Belgique ont été autorisées ; la Chine a levé son interdiction liée à l’ESB pour la viande bovine irlandaise et néerlandaise, l’Irlande a aussi été ajoutée à la liste des pays pouvant exporter du porc sur ce marché, et plusieurs États membres de l’UE ont reçu l’agrément pour la vente de produits laitiers en Chine (ils sont maintenant 18 au total) ; la Colombie a ouvert son marché aux importations en provenance de l’Espagne (produits laitiers et viande), de la France (produits laitiers et à base de viande, poisson) et du Portugal (produits à base de viande) ; le Japon a « grandement simplifié » ses conditions d’importation pour les fromages de l’UE ; l’Arabie Saoudite a abrogé ses restrictions à l’importation liées à l’ESB sur la viande bovine européenne ; Singapour a levé son interdiction pour la viande bovine française ; la Turquie a repris ses importations de bovins sur pied et ouvert un quota de 30 000 tonnes de viande bovine ; les États-Unis ont ouvert leur marché à la viande bovine irlandaise et lituanienne. 

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« En termes de progrès dans les négociations commerciales », la prochaine étape avec le Mercosur portera sur l’échange de nouvelles offres d’accès au marché, précise également Cecilia Malmström (1). Des pourparlers pour accroître le niveau de libéralisation des échanges agricoles ont déjà eu lieu avec l’Égypte, la Jordanie et le Maroc. Les discussions avec les États-Unis et le Japon « progressent aussi et viseront à garantir et améliorer l’accès des produits agricoles de l’UE à ces marchés » (2). 

(1) et (2) Voir même numéro