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Céréales De nouveaux stocks d’intervention bientôt disponibles pour l’exportation

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Face à la situation préoccupante du marché céréalier dans plusieurs États membres, Mariann Fischler Boel, la commissaire à l’agriculture, a indiqué, lors du Conseil agricole le 28 février à Bruxelles, qu’il est à présent nécessaire d’exporter une partie des stocks d’intervention afin d’éviter des problèmes d’engorgement.

Alors que les offres et les quantités portées à l’intervention s’élèvent à près de 10 millions de tonnes, M. Fischer Boel estime que l’on est proche d’un « niveau critique ». A l’issue du Conseil agricole, elle a indiqué devant la presse que la Commission européenne avait l’intention d’ouvrir rapidement des adjudications à l’exportation à partir des stocks d’intervention des pays enclavés, en particulier la Hongrie, l’Autriche, la Slovaquie et la République tchèque qui, de par leurs handicaps, éprouvent d’importantes difficultés à être compétitifs. Un montant de 30 euros/tonne serait nécessaire pour transporter les céréales des régions de production vers les ports.

Dans une déclaration commune devant le Conseil agricole, ces quatre États membres ont invité « l a Commission à prendre dans les meilleurs délais toutes les mesures envisageables, y compris des solutions exceptionnelles et temporaires, pour les aider à résoudre cette situation extrêmement préoccupante ».

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Le Copa et la Cogeca préoccupés par la situation sur le marché intérieur

Pour leur part, les organisations agricoles et coopératives de l’UE (Copa et Cogeca) demandent que des mesures soient prises rapidement pour endiguer les baisses de prix et de revenu des producteurs. Outre des mesures pour l’exportation de maïs, blé et orge, le Copa et la Cogeca souhaitent le prolongement de la période d’intervention pour le maïs, la suppression des correctifs négatifs pour les exportations qui empêchent les arbitrages dans la durée sur les marchés ainsi qu’un relèvement du niveau des restitutions à l’exportation sur le blé. Le Copa et le Cogeca constatent que le niveau trop faible des restitutions sur le blé et leur octroi aux seuls contrats en cours limitent les possibilités d’exportation.