Les premières Assises de l’industrie alimentaire, qui se sont tenues le 10 octobre à Paris, ont donné lieu à un débat sur les prix de l’alimentation, entre la question des marges arrière et la publication d’un sondage qui montre que les trois quarts des Français jugent que les prix alimentaires ont augmenté.
Lors de ces premières Assises de l’industrie alimentaire, organisées par l’Association nationale des industries alimentaires (Ania) à Paris, Jean-René Buisson, son président, a estimé que la question des marges arrière n’a été que partiellement résolue. En effet, la loi Dutreil impose aux distributeurs de réserver une partie de ces marges, qui représentent environ 30% de la valeur des produits alimentaires, à la baisse des prix pour les consommateurs, mais elles restent toujours au taux de 30%, voire tendent à augmenter.
Marges arrière : les producteurs concernés
Jean-Michel Lemétayer, président de FNSEA, a abondé dans le sens de M. Buisson, car les pressions sur les prix des industriels se répercutent en amont sur les producteurs. Il a proposé que les abus dans la pratique des marges arrière soient affichés. Serge Papin, président de Système U, critiqué, a rassemblé son auditoire en s’insurgeant contre ceux qui demandent que le secteur alimentaire, qui représente à peine 14% du budget des ménages, fasse encore des efforts sur les prix.
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Par ailleurs, plus de la moitié des consommateurs français (62%) estiment qu’ils mangent mieux qu’il y a quelques années, mais les trois quarts jugent que les prix ont augmenté, selon un sondage de la Sofres, réalisé pour l’Ania. Lors de l’achat d’un produit alimentaire, 72% des clients portent leur attention sur la date de péremption et 57% sur le prix, selon le sondage.