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Entreprises Déclaration de créances : les éleveurs Doux ont jusqu’au 15 août

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La 1ère assemblée générale de l’Association des éleveurs de Bretagne fournisseurs du groupe Doux (AEBFD) se tenait à Loudéac le 19 juin. Les modalités de déclaration de créances ont été explicitées aux éleveurs. De son côté, la FNSEA prie le groupe de garantir rapidement le paiement des éleveurs.

Les éleveurs du groupe Doux ont jusqu’au 15 août pour faire parvenir leurs déclarations de créances aux mandataires judiciaires. Lors de la première AG de l’Association des éleveurs de Bretagne fournisseurs du groupe Doux (AEBFD) qui se tenait à Loudéac le 19 juin, leurs représentants ont conseillé aux éleveurs de prendre leur temps pour réaliser ces déclarations. Car elles ne pourront être révisées à la hausse après envoi. Par ailleurs, « les paiements sont réalisés 10 jours après l’abattage, et compte tenu des difficultés de trésorerie chez les éleveurs, des acomptes seront versés pour les productions à cycle long », lit-on dans un communiqué de la FRSEA Bretagne du 20 juin. Des paiements qui, selon Xavier Beulin, président de la FNSEA, doivent être « très vite » garantis par le groupe. « Certains éleveurs n’ont rien touché depuis trois ou quatre mois », affirme-t-il, à la sortie d’une réunion du 21 juin avec Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire. Alors que Michel Léonard, ex-président du directoire du groupe laitier Lactalis, a été nommé nouveau directeur général délégué le 20 juin, les modalités de prises en charge des éleveurs et du groupe se multiplient. Néanmoins, elles n’occultent pas la nécessité de considérer les difficultés de la filière avicole dans leur ensemble.

Des attentes pour l’ensemble de la filière
Un rassemblement devait se tenir le 23 juin à Châteaulin. Porté par la CFDT, le mouvement revendique entre autres « l’injection de liquidités par la famille Doux ou son départ afin que les banques apportent leur soutien financier pour préserver les emplois », mais aussi plus généralement « l’obligation pour les industriels de l’agroalimentaire de se constituer en Association régionale des industries alimentaires (ARIA) ». Pour sa part, Xavier Beulin demande un retour des négociations avec la grande distribution afin de répercuter sur la volaille la hausse des prix des matières premières. Un appui « au moins moral du ministre » concernant « les négociations difficiles avec la grande distribution » est attendu par les professionnels de la filière.

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