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Pac Déclinaison nationale de la Pac : Le Foll reçoit les éleveurs de bovins viande

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Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, a reçu la Fédération nationale bovine (FNB), le 16 juillet. Le coup d’envoi des consultations pour la déclinaison nationale de la Pac est donné. La PMTVA (prime au maintien du troupeau allaitant) était au cœur des discussions.

«Nous avons demandé une augmentation de la PMTVA (prime au maintien du troupeau allaitant) de 250 euros par animal », a déclaré Pierre Chevalier, président de la Fédération nationale bovine (FNB) à la sortie d’une réunion avec Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, le 16 juillet. Elle est actuellement de 200 euros, d’une part financée par l’Union européenne (150 euros) et d’une part financée par la France (50 euros). Pour atteindre les 250 euros par animal, la FNB demande que la part communautaire augmente de 50 euros supplémentaires. « Sur ce point, nous n’avons pas eu de réponse. Ni dans un sens, ni dans l’autre», rapporte Pierre Chevalier. Pour rappel, concernant les aides Pac, la France a obtenu de Bruxelles la possibilité de recoupler les aides à hauteur de 13%.
L’entretien entre Stéphane Le Foll et la FNB avait pour objectif de recueillir les positions des éleveurs de bovins allaitants sur la Politique agricole commune avant qu’elle ne soit déclinée à l’échelle nationale. Hormis la demande sur la PMTVA, les discussions portaient sur la convergence interne des aides : « Stéphane Le Foll ne nous a pas donné de pistes financières sur le rééquilibrage du soutien ». Les craintes de la FNB portent sur les éleveurs allaitants dont les aides directes sont au-dessus de la moyenne et qui pourraient voir leurs aides diminuer. Selon le ministère de l’Agriculture, le montant moyen de l’aide par hectare en 2010 en France est de 268 euros. Or, les exploitations de polyculture-élevage sont à 285 euros par hectare. La FNB a rappelé les risques d’une redistribution inadaptée sur les élevages allaitants français, notamment les engraisseurs, dont le revenu agricole est au plus bas. Par ailleurs, Pierre Chevalier a rappelé au ministre la nécessité de pouvoir étiqueter les produits transformés contenant de la viande bovine avec une origine nationale « Né, élevé et abattu en France. ».

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