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Edito -- test a ne pas conserver Défiance

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A force de braquer les projecteurs sur les prix alimentaires, sur ceux de l’indice Insee, ceux des hypers et des supermarchés ou du hard discount, ceux des marques et ceux des MDD, sur les prix perçus en rayon et le coût réel du panier, sans parler des évolutions plus ou moins divergentes entre les prix agricoles et ce que paient au final les consommateurs, ce n’est pas de la transparence mais plutôt de la défiance que l’on obtient. La dernière enquête sur le « prix juste » que vient de fournir le Credoc met bien en lumière ce phénomène et l’on pourrait s’en féliciter. Il est à craindre pourtant que ce soit encore jeter un peu plus d’huile sur le feu. La flambée des prix entre la fin 2007 et la mi 2008 a laissé, selon cette étude, beaucoup de traces dans les esprits puisque une grande majorité des sondés pensent que « tout ou partie des entreprises impliquées dans les filières ont profité (de la hausse des matières premières) pour accroître leurs profits ». Et de suggérer maintenant que le reflux des cours agricoles mondiaux tarde vraiment à se faire sentir dans les caddies. Des variations de grande ampleur, venues après le trouble du passage à l’euro, mais aussi après tant de promesses de baisses de prix des enseignes et avec la multiplication des offres promotionnelles et des discounters, ont fait perdre tout repère et instauré une méfiance qui risque d’être durable à l’égard des grandes marques comme des enseignes les mieux installées. L’idée que les écarts de prix entre grande marque et MDD ne sont guère fondés ne disculpe pas pour autant les distributeurs dans ce débat car leurs marges, fortement surestimées par les sondés, sont toujours perçues comme injustes. Il n’y a pas les bons d’un côté, les méchants de l’autre.

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