La déflation est durablement installée. L'Insee vient à nouveau de la chiffrer. On n'a pas fini d'en subir les conséquences. Des baisses de prix, contrairement à ce qu'on peut croire, cela pénalise la consommation. Cela créé de l'attentisme : on compte sur une nouvelle baisse à venir. Cela créé du chômage : les entreprises dont les prix baissent ne sont pas incitées à embaucher, bien au contraire. Cela n'incite pas à emprunter et investir car on rembourse en euros qui valent comparativement plus chers que ceux qu'on a emprunté, etc.

Les grandes surfaces de distribution devraient faire attention. Elles ont enclenché un phénomène dont elles seront, elles aussi, pénalisées. En se regroupant de nouveau, parfois pour sauver des situations périlleuses, elles jouent un jeu dangereux car elles compromettent leur propre croissance, d'autant qu'elles sont en général très peu internationalisées. Surtout les enseignes qui, comme les Leclerc, sont les plus pugnaces sur le plan des prix intérieurs.

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Quant aux entreprises, elles sont moins incitées à investir en France qu'à aller chercher de la croissance là où il y en a, à l'international. C'est logique et c'est sain. Mais, revers de la médaille, ce n'est pas en France, dans ce cas, qu'elles créent de l'emploi.

De fait, les grandes surfaces de distribution se trompent d'une guerre. Ce n'est plus celle des prix qui doit être prioritaire, mais celle de la qualité de service. Cela signifie de nouvelles formes de distribution, des services plus humains en magasins, des prestations complémentaires à la vente de produits. Les anglo-saxons l'ont compris depuis longtemps. Pas les chaînes françaises. Et cela coûte très cher à tout le monde.