Les organisations agricoles de l’UE espéraient de nouveaux allégements du règlement visant à lutter contre la déforestation importée (EUDR) à l’approche de l’échéance fixée par les colégislateurs, appelant la Commission européenne à réexaminer d’ici au 30 avril ce texte très discuté. Bruxelles prépare, en effet, un paquet comprenant un rapport de réexamen, une FAQ (foire aux questions), des lignes directrices ainsi que des actes délégués et d’exécution liés au champ d’application et aux systèmes informatiques, a indiqué le 27 avril une porte-parole de la Commission européenne. Mais, assure l’exécutif européen, il ne s’agit pas d’une réouverture du texte. Le rapport devrait évaluer la charge administrative et l’incidence dudit règlement, en particulier pour les micro ou petits opérateurs.
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« Le report d’un an de l’application de l’EUDR a offert un délai supplémentaire précieux pour la préparation. Cependant, dans un contexte d’incertitude persistante des marchés, de hausse des coûts de production et d’exigences réglementaires croissantes, les agriculteurs et les propriétaires forestiers continuent de subir une pression importante et des obligations de déclaration accrue », déploraient dans un communiqué commun du 17 avril la Confédération européenne des propriétaires forestiers (CEPF), le Copa-Cogeca ainsi que les propriétaires terriens (ELO). Ils demandaient notamment que les petits exploitants soient dispensés de soumettre une déclaration simplifiée, que l’intensité des contrôles soit réduite pour les opérateurs primaires et que dans les pays classés à faible risque le régime simplifié soit étendu à tous les producteurs primaires, quelle que soit la taille de leur exploitation.