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Chimie du végétal Deinove capable de produire un acide très usuel à partir de cellulose

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La société de développement de biotechnologies Deinove a affirmé le 2 septembre avoir produit en laboratoire de l'acide muconique, un produit chimique très usuel, à partir de cellulose. Or la cellulose est un des composants principaux, non comestible et en général considéré comme un déchet, de la biomasse végétale, plantes et bois.

À l'échelle du laboratoire pour l'instant, Deinove a fait la preuve que de l'acide muconique, un produit chimique très courant, peut être produit à partir de résidus cellulosiques. Au début de l'été, l'entreprise de mise au point de procédés a déjà réussi à produire cet acide avec des sucres classiques (glucose et xylose), en parvenant, en fin de test, à multiplier par cinq la production. Depuis, elle a réalisé l'opération avec comme substrat de la matière cellulosique.

Une possibilité de valoriser des résidus agricoles de faible valeur

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La transformation de la cellulose en produits utiles à la chimie permettrait de valoriser des résidus agricoles et déchets, « prémisse d'une véritable économie circulaire », a commenté Deinove dans un communiqué le 2 septembre. Ainsi, des résidus qui ont une valeur faible, comme les tiges, pourraient devenir une nouvelle matière première valorisable.

L'acide muconique est un intermédiaire chimique dont les dérivés sont très largement utilisés dans les industries plastiques (pour l'automobile et les emballages), la production de fibres synthétiques pour le textile et l'industrie (nylon principalement) et l'alimentation (acidifiant). Deinove, dont le laboratoire est basé à Montpellier, exploite les propriétés particulières des deinocoques, des bactéries qui présentent une robustesse hors du commun, et qui sont capables de digérer de la cellulose en secrétant des enzymes particulièrement puissants pour dégrader la biomasse. Ces bactéries ont déjà « un métabolisme naturellement orienté » vers la production d'acide muconique, en produisant déjà, en conditions naturelles, certaines molécules précurseurs de cet acide, a précisé Emmanuel Petiot, directeur général de la société.