La société de recherche-développement (R&D) en biotechnologies industrielles Deinove a réussi à sélectionner 20 souches bactériennes produisant des additifs biosourcés, d'intérêt pour l'alimentation animale, satisfaisant aux propriétés recherchées par le groupe Avril, l'acteur industriel et financier des filières françaises des huiles et des protéines. C'est ce qu'ont annoncé conjointement Deinove et Avril le 19 mai.
« Le pari que nous avons fait sur la richesse du souchier de Deinove se révèle être payant et notre collaboration démarre sous les meilleurs auspices », a déclaré le 19 mai Jean-François Rous, directeur de la recherche et de l'innovation chez Avril. D'une durée de 9 mois, la première phase de collaboration entre Deinove et Avril a consisté, pour la PME de R&D, à cribler son souchier de 6 000 bactéries déinocoques et autres genres, pour identifier 20 souches capables de produire des molécules présentant une utilité en nutrition et santé animales. L'expertise de Deinove réside dans la production d'additifs à l'aide de ses micro-usines bactériennes, rappelle la société.
Un potentiel désormais à valider
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Ces additifs sont des molécules, biosourcées, produites à partir de la transformation de sucres, qui peuvent être issus de l'hydrolyse de l'amidon, ou de l'hydrolyse de la cellulose, a expliqué Emmanuel Petiot, directeur général de Deinove. Il a ajouté que ces molécules biosourcées peuvent être des co-produits d'une production principale, d'éthanol par exemple. Ces molécules d'intérêt peuvent être des caroténoïdes ou d'autres types de molécules, ayant des propriétés nutritionnelles ou ayant un impact positif sur la digestion des animaux d'élevage, a-t-il complété. Les bactéries sont capables de produire de telles molécules, de même qu'elles ont la capacité de produire des enzymes et des lipides à partir de biomasse.
« Nous passons maintenant à l'étape suivante qui visera à valider le potentiel des bactéries sélectionnées dans des applications réelles », a conclu Jean-François Rous. L'expertise d'Avril porte sur la matière première utilisée, sur l'évaluation des effets bénéfiques chez l'animal, la connaissance du marché et de la réglementation associée, ainsi que sur la commercialisation de la technologie développée.