La Commission de Bruxelles devait présenter, le 20 février, aux experts des Etats membres de l’UE un projet de règlement visant à mettre en place définitivement le mécanisme des profils nutritionnels et limiter ainsi l’utilisation par l’industrie agroalimentaire d’arguments relatifs à la santé pour vanter les mérites d’un produit auprès des consommateurs.
Suite à l’adoption, en 2006, d’une nouvelle réglementation sur les allégations de santé, la Commission européenne devait mettre en place un cadre précis pour définir quels produits alimentaires, en fonction de leur profil nutritionnel, ont la possibilité d’utiliser les formules du type « enrichis en calcium » ou « sans graisses ». Elle devait donc présenter, le 20 février, aux experts européens, un projet de règlement instaurant des profils nutritionnels, un vote définitif ne devant probablement pas avoir lieu avant le mois de mars. Bruxelles devait notamment proposer aux Vingt-sept de fixer une limite de 400 mg/100g ou 100 ml, de 5 g/100g de graisses et de 15 g/100 g de sucre pour l’accès des fruits et légumes et de cette catégorie aux allégations. Pour le lait et les produits laitiers sauf les fromages, ces seuils seraient de 300 mg pour le sel, 2,5 g pour les graisses et 15 g pour le sucre. Ces chiffres seraient portés respectivement à 600 mg, 10 g et 15 g pour les fromages.
La viande et les produits à base de viande devraient rester en deçà de 700 g de sel et 5 g de graisses pour 100 grammes pour pouvoir prétendre à utiliser une allégation nutritionnelle. En ce qui concerne les céréales, un système progressif est proposé pour le pain : le seuil serait de 700g de sel les six premières années d’application de la législation. Celui-ci passerait ensuite à 400g. Le niveau de graisse serait fixé à 5g et de sucre à 15g.
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Pour les céréales de petit déjeuner, les seuils sont les suivants : 500 mg de sel maximum, 5g de graisses et 25 g de sucre. Pour les autres produits céréaliers : 400 mg de sel, 5 g de graisses et 15 g de sucre. Des catégories spécifiques ont été prévues pour les plats préparés, les soupes et les sandwiches ainsi que pour les boissons non alcoolisées ainsi que pour les « autres denrées ».