Délices du Palais redémarre sur les chapeaux de roues depuis la reconstruction de son usine de Renaison détruite lors d’un incendie en juillet 2007. 15 millions d’euros ont été investis dans un nouveau bâtiment de 10 000 m . Doté de moyens de production renforcés, le groupe de pâtisserie industrielle allié au hollandais Royal Smilde Food souhaite désormais enrichir sa gamme de produits de « prêts à garnir » et de « prêts à vendre » avant d’aborder l’année 2009.
A l’approche des fêtes de Noël, le pâtissier industriel Délices du Palais met sur la table une vaste gamme de nouveautés très savoureuses. « Nous avons voulu connaître les tendances de la consommation pour élargir notre gamme de produits. Nos études de marché ont montré que les consommateurs étaient particulièrement attentifs aux notions de fraîcheur et de plaisir », indique Thomas Dencausse, directeur marketing du groupe. Les consommateurs de desserts devraient être ravis par la diversité de textures et de saveurs qui allient tradition et innovation à des « prix élevés mais qualitatifs », précise Thomas Dillon-Corneck, directeur général. Avec des mousses onctueuses, des compotes de fruits, des biscuits mœlleux ou croustillants, des inclusions croquantes ou fondantes, des opéras, des sablés, des charlottes, des jocondes et autres génoises, l’offre du pâtissier industriel de Septeuil est variée. En 2007, Délices du Palais avait lancé sur la GMS « chocoagogo », une génoise mœlleuse garnie d’une crème au chocolat et parsemée de pépites de chocolat à destination des enfants. A l’occasion de la semaine du développement durable, le groupe s’était positionné sur le créneau du commerce équitable avec « équichoco ».
De nouveaux moyens
Délices du Palais a tourné une nouvelle page depuis la réception et le montage des nouvelles lignes de production. « Le plus dur est fait », note avec soulagement Philippe Soulisse, directeur de l’usine de production de Renaison qui a été détruite lors d’un incendie le 30 juillet 2007. La société s’était alors installée dans des locaux provisoires à Roanne. Sa maison mère, le hollandais Royal Smilde Food, avait investi plus de 15 millions d’euros dans un nouveau bâtiment de 10 000 m 2. « Nous en avons profité pour moderniser nos process », remarque Anne Guiffault-Charpentier, responsable R&D pour répondre aux contraintes liées à la flambée des prix des matières premières et au durcissement de la réglementation qui ont pesé fortement sur les coûts de production.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Une affaire de goût
Délices du Palais fabrique des produits d’assemblage, « des prêts à garnir », « des prêts à décorer » et « des prêts à vendre » destinés à la GMS, aux artisans, aux grossistes, aux industriels et à la restauration commerciale. A Renaison, l’histoire débute en 1956 avec la création d’une usine de fabrication de cakes aux fruits confits traditionnels. En 1970 à Septeuil près de Paris, Jacques Partiseti crée Délices du Palais, une entreprise spécialisée à l’origine dans la fabrication de pâte à choux et pâte sablée. En 1996, la fusion des deux entreprises scelle l’avenir des Délices du Palais. Deux ans auparavant, Délices du Palais rejoint Royal Smilde Food Group spécialisé dans les produits à base de matières grasses végétales, la biscuiterie salée et la pâtisserie. Le groupe réalise un chiffre d’affaires de 300 millions d’euros. Aujourd’hui 1000 produits et 155 recettes assurent les beaux jours de l’entreprise avec les prêts à garnir (fonds de tarte, choux, meringues, feuilles de génoise….) pour les pâtissiers, boulangers et restaurateurs, et les produits finis (desserts et entremets divers surgelés, individuels ou familiaux, et les cakes aux fruits) pour la GMS.