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Stratégie/Traiteur Delpeyrat veut se faire un nom dans les produits de la mer

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Le groupe MVVH (Maïsadour, Vivadour, Val de Sèvre Holding), holding de Delpeyrat et Comtesse du Barry, veut aborder une nouvelle étape de son développement et profiter de ses récentes acquisitions dans le saumon et crevettes pour se faire reconnaître comme un acteur majeur des produits de la mer, tout en restant fidèle à son image de marque haut de gamme.

La branche gastronomie de Maïsadour, regroupée au sein de MVVH, a trouvé son « nouveau relais de croissance grâce aux trois acquisitions faites au cours des douze derniers mois dans les produits de la mer », selon Thierry Blandinières. Le directeur général de Delpeyrat, en partance pour le groupe InVivo se félicite de ce développement qui marque une nouvelle étape pour le groupe. Elle devrait lui permettre de construire un pôle totalement dédié aux produits de la mer qui lui apportera un chiffre d’affaires de 150 M€. Celui-ci viendra compléter les quatre autres pôles du groupe, traiteur, foies gras, Comtesse du Barry et produits du terroir (jambons de Bayonne et autres).
 
Un pôle autonome
Ce pôle sera autonome et aura pour directeur général Alain Lepreux, ancien directeur de Ledun Pêcheurs d’Islande, que le groupe a racheté le 1er septembre. Ce projet traiteur de la mer sera porté par Viviers de France, racheté ainsi que Viviers Marins auprès de Norway Seafood le 30 juillet 2013. Il intégrera également la saumonerie Saint- Ferréol de Brioude en Haute Loire, rachetée à l’été 2012. « Delpeyrat savait de longue date qu’il allait s’élargir au-delà du canard et a su saisir ces opportunités pour se lancer dans un métier qu’il ne connaissait pas encore il y a un an », souligne Thierry Blandinières. Ces acquisitions n’ont pas été trop onéreuses, deux ayant été faites à la barre du tribunal (Saint-Ferréol et LPI), la somme payée pour les deux autres « étant inférieure à 10 M€ ». Alors que le secteur du saumon est en crise, en raison de la hausse des cours de la matière première, le groupe se veut confiant. « Nous allons dégager des synergies entre les différents sites de ces sociétés, réorganiser les volumes entre eux et optimiser au maximum la logistique, y compris avec les autres sociétés de MVVH ou Maïsadour », affirme Frédéric Oriol, futur directeur général de Delpeyrat. L’objectif est également de progresser pour passer le chiffre d’affaires de la branche poissons de 140 M€ à 200M€. Les produits frais préemballés seront vendus sous la marque historique Delmas dans les rayons libre-service des grandes surfaces. Les saumons seront commercialisés, hors marques de distributeurs, sous la marque Delpeyrat et « se différencieront par la recherche de la qualité premium », comme pour les autres produits du groupe, souligne Dominique Duprat, directeur général adjoint. L’accent sera mis sur le fait que ces saumons n’ont jamais été congelés. L’accueil est bon, selon lui, toutes les grandes enseignes ayant accepté de référencer ces produits, à l’exception de Carrefour, encore en négociation. Le groupe entend « créer une rupture sur ce marché en imposant une qualité supérieure à l’ensemble de la profession, comme cela a été fait sur le jambon ». S’y ajouteront des produits cuisinés, tels des brandades ou des paellas. « Ce nouveau pôle restera fidèle aux principes du groupe en s’appuyant sur la création de valeur et l’innovation », conclut Thierry Blandinières, pour qui « il faut faire bouger les lignes dans ce secteur ».

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