« La question des perturbateurs endocriniens doit être un chantier prioritaire », a insisté, le 10 décembre, la ministre de l’Écologie, lors d’un colloque organisé par l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) sur les effets de ces produits sur la santé et l’environnement. « Notre objectif est de diminuer autant que possible l'exposition de la population aux perturbateurs endocriniens pour nous préserver de leurs impacts sanitaires et environnementaux », a ajouté Delphine Batho. La ministre visait en premier lieu les articles de puériculture « contenant des perturbateurs endocriniens préoccupants ». Mais ils se retrouvent aussi dans les phtalates et certains pesticides et sont soupçonnés d'altérer la croissance, le développement, le comportement, et d'être à l'origine de certains cancers. Pour autant, ces perturbateurs endocriniens font l’objet de « beaucoup de controverses au sein de la communauté scientifique », a rappelé Marc Mortureux. Le directeur général de l’Anses a toutefois estimé : « Il ne faut pas attendre d'avoir des preuves absolues pour agir ». Le 13 décembre, le Parlement a définitivement voté une proposition de loi PS interdisant le bisphénol A dans les contenants alimentaires, dès 2013 pour ceux destinés aux bébés et début 2015 pour les autres.
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