La Commission européenne va étudier deux demandes de Chypre qui souhaite obtenir des dérogations à la réglementation communautaire sur l’étiquetage des vins. Ces requêtes concernent la langue utilisée et l’appellation « cava ».
Lors de la réunion du 6 septembre du Comité spécial agricole de l’UE (CSA) tenue à Lisse, aux Pays-Bas, en marge du Conseil informel des 25, Chypre, soutenue par la Grèce, a soulevé deux questions, en les qualifiant de « mineures ». Nicosie souhaite avoir la possibilité d’utiliser d’autres langues que le grec, en l’occurrence l’anglais, pour désigner, sur les étiquettes des vins, la région spécifique et le vignoble, faisant valoir que tous les consommateurs de l’île ne parlent pas grec.
L’autre question concerne le terme « cava » qui est employé à Chypre comme expression traditionnelle pour des vins de table. Une expression similaire est employée en Espagne, mais uniquement pour des vins pétillants, ce qui ne devrait donc pas soulever de problème, selon Nicosie qui rappelle qu’une exception du même type existe pour la Grèce.
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En réponse, la Commission a indiqué qu’elle était disposée à étudier ces deux demandes, sans y accéder nécessairement. Selon elle, il aurait été toutefois préférable d’aborder ces questions lors des pourparlers d’adhésion. Celles-ci, a-t-elle ajouté, ne peuvent être qualifiées de « mineures », car elles avaient provoqué de longues discussions lors de l’adhésion de la Grèce.
Si l’anglais était une langue officielle de Chypre, ce serait un argument de poids, a estimé la Commission. Quant à la demande concernant l’expression « cava », a-t-elle ajouté, elle relève de la problématique plus générale des indications géographiques et doit être soumise, elle aussi, à un examen plus approfondi.