Au cours des derniers mois, deux sociétés agroalimentaires auront fait la une des journaux en raison de leurs déboires financiers, d’origine certes différentes, mais qui les auront conduites au même résultat, une procède de redressement judiciaire. Il s’agit des volailles Doux, entreprise familiale emblématique de Bretagne et de l’entreprise de viande et plats préparés du Sud-Ouest, Spanghero, fondée par une famille auréolée de ses exploits sur les terrains de rugby. Cette dernière avait certes passé la main de longue date, alors que Charles Doux s’accrochait à la barre de son entreprise, sans anticiper réellement les changements de son environnement économique. Les deux entreprises ont dû se déclarer en cessation de paiement et confier leur avenir à une décision des tribunaux pour leur continuation. Jean-Charles Doux, adoubé par son père, présentait son projet devant le tribunal de commerce de Quimper, tandis que Laurent Spanghero revenait sur la scène pour reprendre son ancienne maison, appuyé par deux opérateurs financiers et présentait son projet devant le tribunal de Carcassonne. Le premier voyait son plan accepté par les juges consulaires bretons, face à un projet concurrent ayant fédéré nombre d’intervenants majeurs de la filière volaille. Le second a, pour l’heure, remporté une première manche face à une offre de deux industriels reconnus pour leur expertise dans ce métier, sa proposition ayant été jugée la seule recevable par le tribunal. Ces deux dossiers ont en commun d’avoir une forte dimension affective auprès des juridictions qui ont eu à départager les candidats. On peut légitimement se poser la question de savoir si un dépaysement de ces deux affaires n’aurait pas été souhaitable. Ce qu’avait d’ailleurs demandé, Xavier Beulin, président de Sofiprotéol candidat malheureux à la reprise partielle de Doux.

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