La production mondiale de blé a été multipliée par trois et celle de maïs par cinq en un demi-siècle, s'adaptant à la demande par la hausse des rendements mais aussi des surfaces, d'après Agreste.
ENTRE 1960 et 2013, la production mondiale de blé a été multipliée par trois et celle de maïs par cinq, s'adaptant à la demande par la hausse des rendements mais aussi des surfaces, en particulier durant la période récente de flambée des prix, souligne Agreste dans une synthèse diffusée le 27 janvier. Un autre fait marquant est l'émergence, depuis les années 2000, de gros exportateurs de blé, notamment les pays de l'ex-URSS, tandis que la France renforce ses livraisons vers les pays tiers, Afrique du Nord en tête. « L'offre de céréales s'adapte à la demande surtout grâce à la hausse des rendements », pointe Agreste. C'est particulièrement vrai en blé. Pour le maïs, l'accroissement des surfaces contribue tout autant au gain de production. « Depuis le début des années 2000, la sole mondiale de maïs a connu une brusque montée en flèche », souligne l'étude, avec 40 M ha supplémentaires entre 2002 et 2013, essentiellement en Chine, aux Etats-Unis, et aussi en Ukraine, au Brésil. « À partir de 2002-2003, le rapport de prix entre blé et maïs est devenu au fil des campagnes de plus en plus favorable » au second, explique Agreste. Par ailleurs, la note du ministère de l'Agriculture souligne l'importance de l'export pour la production de blé française. « Depuis 2000, la part des exportations françaises de blé tendre vers les pays tiers a augmenté, passant de 40 % en moyenne de 2000-2001 à 2004-2005 à 59 % sur les cinq dernières campagnes. »
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