La Croatie a demandé le 6 mars, lors du Conseil des ministres de l’agriculture des Vingt-huit à Bruxelles, des compensations supplémentaires pour couvrir les coûts de son vaste programme de lutte contre la dermatose nodulaire contagieuse ainsi que les pertes subies par les éleveurs. La Croatie a également demandé des dérogations aux restrictions de mouvement des animaux. Cette maladie virale qui affecte le bétail et se transmet par des insectes piqueurs a connu une propagation rapide dans le sud-est de l’Europe en 2016 (1).
Le ministre croate de l’agriculture, Tomislav Tolušić, a rappelé que sa stratégie de vaccination préventive (432 550 têtes de bétail en 2016) avait arrêté avec succès la propagation du virus à d’autres États membres notamment, mais que cette campagne – du fait de l’utilisation d’un vaccin vivant – avait également causé une mortalité accrue des bovins et réduit de manière significative la production laitière. Les pertes sont estimées à 4,85 millions €. Une nouvelle campagne de vaccination se prépare pour 2017, mais la Croatie envisage la possibilité d’arrêter la vaccination à partir de 2018.
Une quinzaine de délégations ont appuyé les demandes de la Croatie, dont l’Autriche, la Hongrie, la Pologne, l’Allemagne, la Bulgarie, la France, la Roumanie, la Grèce ainsi que l’Italie qui s’est néanmoins montrée plus prudente envers l’allégement des restrictions de mouvement d’animaux.
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La Commission européenne devrait ajuster dans les prochaines semaines ses mesures de prévention sur la base de nouvelles données scientifiques. Les vaccins et les animaux abattus continueront à être admissibles pour une indemnisation, a assuré le commissaire européen à la santé Vytenis Andriukaitis, soulignant que des compensations pourraient « être envisagées » pour les pertes de revenus des agriculteurs en raison des restrictions commerciales qui leur sont imposées. Des compensations qui sont toutefois de la responsabilité du commissaire à l’agriculture, Phil Hogan. Ces aides devront être cofinancées par les autorités nationales.
(1) Voir n° 3561 du 19/09/2016