D’ici deux semaines, le délicat dossier des rapports industrie-commerce sera classé, au moins au plan législatif. Après un seul passage dans chaque assemblée, le texte définitif de la réforme de la loi Galland aura été définitivement ficelé en commission mixte le 13 juillet. Bien malin qui pourrait aujourd’hui préjuger de son contenu : la version adoptée par les sénateurs, trop proche de la rédaction du projet Jacob, pourrait en effet ne pas résister à l’assaut des députés. Certains, très à l’écoute du monde agricole ou du petit commerce, jugent intouchable le seuil de revente à perte avec lequel le texte gouvernemental prend des libertés en ramenant le taux de marges arrière à 20% du net facturé. D’autres voudront faire droit aux demandes de l’Ania ou de l’Ilec visant à abaisser simplement le SRP de 10 %, première étape qui a l’avantage de ne pas ouvrir de guerre des prix et formule apparemment plus facile à contrôler. Mais ils auront à faire face à des jusqu’au-boutistes partisans d’une libéralisation plus décisive des prix des produits de marque. Des amendements se préparent en ce sens, au nom de l’intérêt du consommateur bien sûr… Mais on dit aussi qu’ils seraient en fait inspirés par les bien curieuses alliances apparues lors du dernier sommet du CIES à Budapest, entre les grandes enseignes françaises, Leclerc compris, et quelques géants, L’Oréal, Procter, Coca ou Nestlé.
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