« Des agriculteurs et des éleveurs des communes concernées se sont élevés contre ce nouvel empiétement sur les terres agricoles », lit-on dans le compte rendu du débat public concernant la voie ferrée Centre Europe Atlantique, publié le 19 mai. Ce projet doit notamment « relier la façade atlantique à l’Europe rhénane » et « aux axes européens Nord-Sud » pour le transport de marchandises. Il a une « emprise foncière entre 30 et 60 hectares » pour la partie raccordement de la ligne TGV et toucherait aussi des viticulteurs sur la partie « modernisation de la ligne existante ». Le projet de 560 M€ comprend trois volets : modernisation de la ligne Nevers Chagny, réalisation d’une gare et raccordement d’une voie ferrée nouvelle. La Chambre d’agriculture de Côte d’or a résumé les « inquiétudes des viticulteurs » lors de la consultation publique : « La terre est un bien précieux. Pour un viticulteur, perdre quelques ceps de vigne peut vous paraître dérisoire. Pour lui, c’est une partie de son patrimoine qui s’en va ». Selon le bilan du président de la Commission nationale du débat public, le maître d’ouvrage a prévu que la modernisation électrique de la ligne existante, qui inquiète les viticulteurs, « se ferait autant que possible dans les emprises ferroviaires ». Par ailleurs, il rappelle la signature « d’un accord de coopération national entre SNCF Réseau, l’APCA (chambres d’agriculture) et la FNSEA sur les modalités de réalisation des travaux et les conditions d’indemnisation. » Le 19 août au plus tard, « SNCF Réseau rendra publique sa décision sur la poursuite ou non du projet. »
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