Abonné

Des associations dénoncent leur éviction de la conférence environnementale

- - 2 min

Les associations réunies au sein du collectif Rassemblement pour la planète ont dénoncé, lors d’une conférence de presse à Paris mardi 18 septembre 2013, leur éviction de la conférence environnementale, qui devait se tenir les 20 et 21 septembre. Trois anciens ministres de l’Ecologie, Yves Cochet, Corinne Lepage, et Delphine Batho, et une ancienne secrétaire d’Etat à l’Ecologie, Chantal Jouanno, étaient présents pour les soutenir.
Les associations avaient pourtant participé à la préparation de la conférence environnementale, avant l’éviction de Delphine Batho du ministère de l’Ecologie en juin. « On est scandalisés. Une fois encore, les lobbies ont gagné. Ce n’est pas seulement le Rassemblement pour la planète qui a été évincé, c’est toute la sphère environnement-santé », a estimé Nadir Saïfi, vice-président d’Ecologie sans frontière, l’une des ONG de ce collectif regroupant notamment Générations futures, Réseau environnement santé, Robin des toits (ondes électromagnétiques) ou Sea Shepherd (biodiversité marine). Le Rassemblement pour la planète reproche au nouveau ministre Philipe Martin d’avoir choisi en majorité des associations membres de France Nature environnement, « dont tout le monde sait qu’ils sont en cogestion du ministère, compte tenu du sur-financement de l’État, ce qui pose un problème d’éthique ».
Le gouvernement a proposé au Rassemblement pour la planète de participer à l’évènement quelques jours avant sa conférence de presse, ce que les associations ont refusé, demandant à réintégrer pleinement le dialogue environnemental, notamment au sein du Conseil national sur la transition écologique (CNTE), dont la composition a été publiée le 11 septembre au Journal officiel, explique Nadir Saïfi.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.