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Les enzymes sont couramment utilisées pour transformer les substrats amidonnés en sucres (glucose). Mais, cette fois, il faudra des enzymes suffisamment puissantes pour transformer de la cellulose en sucres (glucose, xylose). Toute la difficulté de l’exercice est là : « Une vache préfère manger de la pulpe de betterave plutôt que de la sciure de bois », a rappelé Bernard Chaud, directeur du programme d’éthanol chez Tereos.
Les deinocoques seront aussi utilisées au stade de la fermentation des sucres en alcool, à la place de levures. Un autre avantage de ces bactéries est qu’elles résistent à des températures de plus de 50 degrés. Résultat : il n’est plus nécessaire de refroidir le substrat lors de la phase de fermentation, alors que cette étape est pratiquée avec l’utilisation des levures, a ajouté le directeur de Deinove. Les deinocoques, bactéries apparues il y a plusieurs milliards d’années, sont très robustes car capables d’auto-réparer leur génome en conditions extrêmes d’irradiation, de dessiccation et de stress divers, d’après Deinove. Au cours de milliards d’années d’évolution en milieux géologiques et climatiques hostiles, elles ont « emprunté » des fragments de génome et donc des propriétés métaboliques puissantes à d’autres organismes (bactéries rares, levures, végétaux). Dont la capacité à digérer des composants majeurs très résistants de la biomasse en sucres simples et de convertir ces sucres en alcool par fermentation.
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