Depuis dix ans, l’expérimentation de la « Cage » menée par l’Inra permet de comparer les systèmes de production intensif, intégré, biologique et un système innovant sous couvert végétal. Il apparaît que le système intensif n’est pas forcément le plus rentable économiquement.
L’Inra de Versailles a présenté les résultats de son étude comparative appelée « la Cage » menée depuis 10 ans sur les différents systèmes de culture. Cet essai sur 8 ha permet d’évaluer selon des critères de rendement, d’impact environnemental et de bénéfices économiques, l’efficacité de quatre systèmes centrés autour du blé. Un quart de la parcelle est cultivé de manière intensive, un autre en production intégrée, un en agriculture biologique et le dernier quart avec un système innovant importé du Brésil, dit « sous couvert végétal » (SCV).
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Le blé cher favorise économiquement le système productif
Il en ressort que la production intégrée permet de réaliser des marges équivalant au système productif (le rendement est inférieur mais les apports d’intrants aussi) pour un temps de travail à l’ha inférieur. « Par contre, si le prix du blé dépasse les 180€ du quintal, le système intensif devient le plus intéressant », précise Michel Bertrand, agronome à l’Inra de Grignon. Le blé bio est lui très bien valorisé, mais les autres cultures en rotation dans le système trouvent peu de débouchés (luzerne…). Quant à la parcelle cultivée SCV, la maîtrise technique est encore balbutiante, mais les premiers résultats sont encourageants avec un rendement réduit d’un quart mais un travail limité puisque aucun labour n’a été réalisé depuis 10 ans. Le programme de recherche avait été prévu à l’origine pour dix ans. Mais les chercheurs espèrent encore en tirer des informations. L’expérience sera donc reconduite et devrait perdurer au titre d’essai patrimonial de l’Inra.