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Prix des produits Des consommateurs de bio assument la nécessité de payer plus cher

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En pleine crise économique, alors que les prix des aliments sont un sujet de conflit, ceux des produits bio pourtant réputés plus élevés que les autres, ne sont pas un obstacle pour les consommateurs bio invités à s’exprimer lors des « Rencontres nationales de la bio » le 9 juin à Paris. Les revenus de l’agriculteur comptent pour eux.

Les produits bio sont-ils chers, trop chers ? Sont-ils inaccessibles aux petits budgets ? L’Agence bio avait invité des consommateurs – nouveaux et anciens – de produits bio, ayant des situations économiques différentes, à faire part de leur expérience. Les membres d’une Amap (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne de proximité), abonnés à un panier hebdomadaire, ont expliqué qu’ils avaient trouvé un accord sur les prix avec leur fournisseur agriculteur. Certains d’entre eux se rendent une fois par an chez l’agriculteur qui leur ouvre ses livres de comptes et ils décident ensemble du prix des produits en fonction des charges et du salaire de l’agriculteur et des ouvriers agricoles. Le prix du panier est ensuite voté en réunion d’Amap.

« Nous sommes touchés par les histoires de grosses centrales d’achat qui écrasent les producteurs. Nous sommes satisfaits que l’agriculteur qui nous nourrit gagne sa vie », commente une Amapienne.

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La composition des repas évolue

Une jeune étudiante avec un petit budget raconte qu’elle achète une part de ses aliments en bio. Elle s’en sort en achetant en vrac de petites quantités, en ne gaspillant pas et en modifiant la composition de ses repas (moins de viande, plus de légumineuses et de céréales).

Un jeune homme vivant en couple explique qu’il panache ses achats bio entre les supermarchés et les magasins spécialisés en fonction des prix. Il remarque que les prix bio dans les grandes surfaces sont parfois plus élevés que dans les magasins spécialisés. Il s’est livré à l’analyse des coûts de trois repas hebdomadaires composés avec des produits conventionnels moyen de gamme d’une part, avec des produits bio d’autre part. La différence est d’environ 15%. Les avantages en termes d’environnement, de santé et de goût lui semblent justifier cette différence. Selon lui, les familles de son entourage qui ont récemment fait le choix du bio conservent un budget alimentaire à peu près équivalent. Là encore, la composition des menus a évolué vers plus de légumineuses et de céréales.