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Grandes cultures Des échanges mondiaux de céréales croissants depuis 2007/2008

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Lors d’une conférence de presse le 14 mars après le conseil spécialisé des céréales de FranceAgriMer, Michel Ferret, chef du service marchés et filières, a souligné que les échanges mondiaux de céréales étaient croissants depuis 2007/2008. En effet, lors de cette campagne, les prix mondiaux des céréales se sont envolés, et les pays importateurs ont depuis été obligés de changer leurs stratégies d’importations.

«Avant 2007/2008, les échanges mondiaux de blé étaient compris entre 100 et 110Mt ,» a indiqué Michel Ferret, chef des services marchés et filières chez FranceAgriMer, le 14 mars lors de la conférence de presse faisant suite au conseil spécialisé des céréales. Mais, selon lui, après le choc sur les prix agricoles en 2007/2008, les échanges mondiaux de blé ont progressé pour ne plus repasser sous la barre des 130 Mt.

La stratégie des importateurs de blé évolue

« Le commerce mondial de blé tendre et dur et de farine pourrait s’établir à 137 Mt en 2011/2012 selon le Conseil international des céréales (CIC), un record », a indiqué Michel Ferret. D’après lui, les pays importateurs sont passés d’une stratégie de flux tendus à une stratégie de constitution de stocks afin de faire face aux chocs sur les marchés céréaliers. D’ailleurs, soulignant une sécheresse sévère au Maroc, Xavier Rousselin, chef du bureau des marchés céréaliers chez FranceAgriMer, a montré une augmentation des prévisions d’exportations françaises de blé tendre et dur vers les pays tiers, passant respectivement de 8,7 le mois dernier à 8,8 Mt ce mois-ci, et de 650 000 à 800 000 t entre les mois de février et mars 2012. Cependant, il a indiqué que pour la campagne en cours le bilan français était modifié à la marge.

Un maïs français concurrencé à l’export

Selon Xavier Rousselin, les exports français de maïs pour la campagne en cours vers pays tiers sont évalués en baisse de 100 000t, et de 100 000t supplémentaires vers l’Union européenne. « Les maïs français sont plus chers que les origines ukrainiennes », a-t-il expliqué. En revanche, les utilisations intérieures de maïs français à destination de l’alimentation animale sont revues à la hausse de 100 000t. « Le renversement de la hiérarchie des prix entre le blé et le maïs explique cette tendance », a indiqué Xavier Rousselin. Ainsi, les cours du blé sont repassés au-dessus de ceux du maïs, expliquant une baisse de 100 000t des utilisations du blé en alimentation animale en France. En revanche, la baisse des estimations d’exportations de maïs français vers pays tiers permet au stock final français estimé de retrouver « un niveau normal », selon Xavier Rousselin, à 2,194Mt ce mois-ci, contre 1,884Mt le mois dernier. Enfin, il est difficile de se prononcer sur l’ampleur des dégâts dus à la période de gel survenue récemment, selon Rémi Haquin, président du conseil spécialisé des céréales. « En France, il n’y a pas d’année comparable à celle-ci avec un gel aussi tardif et aussi important sur des cultures autant développées », a souligné Rémi Haquin. Au sujet de nouveaux semis de printemps en blé, sur les parcelles détruites, il a fait part de ses inquiétudes quant à un manque de semences de blé de printemps disponibles en France.

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