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Manifestations Des éleveurs de porcs amorcent une série de blocages de l’aval

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Certains abattoirs et salaisonneries ont été bloqués par les éleveurs de porcs, les 9 et 10 février 2010. Derrière ces actions, il y a la FNP qui souhaite obliger les entreprises de transformation à répercuter la récente hausse des prix.

La Fédération nationale porcine appelle les éleveurs à mener des actions en direction des entreprises de transformation, et deux opérations sont prévues cette semaine. La FNP espère ainsi obliger l’aval à répercuter la hausse des prix, amorcée le 4 février au Marché du Porc Breton (+3,6 cents).

Mise en avant plus forte de la marque VPF
« Nous voulons un engagement national du prix du porc et nous voulons que les salaisonniers emploient la marque VPF (Viande de porc française) sur leur approvisionnement français », a expliqué Christian Guy, vice-président de la FNP, à propos des revendications des éleveurs de porcs prenant part aux blocages. Certains d’entre eux avaient prévu de bloquer l’abattoir de la Fispo (Filière porcine du Sud-ouest) à Capdenac dans l’Aveyron, mardi 9 février. Le lendemain, d’autres éleveurs de porcs ont bloqué les entrées et sorties de la salaisonnerie Polette à Riom (Puy-de-Dôme en Auvergne). « On est allé chez Polette et on a bloqué la salaisonnerie de 5 heures du matin à 12 h, explique le vice-président de la FNP. Puis M. Polette nous a reçus. Et après le rendez-vous, on a levé le blocage car M. Polette s’est engagé à participer à la réunion du 19 février. » Une réunion de tous les membres de la filière, sous l’égide de la FNSEA et de la FNP, destinée à déterminer la position des zones à faible densité par rapport au bassin de forte production de l’ouest de la France.

D’autres blocages à venir
À travers le blocage de la salaisonnerie Polette le 10 février, ce sont bien évidemment tous les salaisonniers français qui étaient visés. « La démarche est nationale, explique le vice-président de la FNP. La semaine prochaine, on bloque la salaisonnerie Madrange en Bretagne et l’abattoir Didier en Dordogne. On doit maintenir la pression jusqu’au 19 février. »
Au lendemain des blocages, la FNP a noté l’avancée du côté des abatteurs, qui « ont répercuté au Marché du porc breton la hausse enregistrée la première semaine de février dans les principaux bassins en Europe. » En revanche, le syndicat a interpellé une nouvelle fois « les entreprises de salaisons pour qu’elles accompagnent le mouvement de hausse enregistré. »

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