Quelques heures avant la venue du premier ministre au Space, Xavier Beulin et des membres de son bureau avaient tenté de caractériser l’état d’esprit qui règne dans l’élevage français. Un état d’esprit qui, en raison des charges élevées et de l’absence de perspectives « n’est pas encouragé à investir » selon le président de la FNSEA. Et pourtant, remarquait-il, « si l’on met à part les coûts de revient, les éleveurs français figurent parmi les plus compétitifs d’Europe. » Xavier Beulin mettait aussi en avant « la difficulté qu’on a à entrer dans un schéma contractuel avec l’aval ». Il stigmatisait la sur-réglementation et ces « surtaxations qui plantent l’économie française », parmi lesquelles figure la future écotaxe sur les transports. Son secrétaire général Dominique Barrau témoignait de rencontres avec des éleveurs qui se demandent « si on est dans un schéma de production » tandis que Christiane Lambert voulait adopter une position de pugnacité. « Les carnets de commande de l’agroalimentaire sont pleins, disait-elle. Si on ne sort pas de l’ornière on ne sera pas dans la course demain ! » Comme en écho, Michel Prugue, président des aviculteurs de la FNSEA, soulignait que la demande de volailles à travers le monde augmente mais « pour des raisons politiques, on est bloqués. » Conséquence : « Beaucoup d’éleveurs se découragent », constatait pour son secteur, le porc, Jean-Michel Serre, présiden de la fédération nationale porcine.
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