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Réforme de la Pac Des élus polonais espèrent un accord « triangulaire » avec la France et l’Allemagne

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La réunion commune des commissions des affaires européennes du triangle de Weimar (Allemagne, France et Pologne) qui s’est réunie le 17 novembre à Paris, a vu les élus polonais souhaiter un accord « triangulaire » entre la France, l’Allemagne et la Pologne sur la Pac de l’après 2013. Pourtant la Pologne défend, dans le cadre des négociations de cette future Pac, la même aide directe pour tous les pays de l’Union européenne, ce que n’acceptent ni la France, ni l’Allemagne.

Une « convergence » des trois pays qui pèsent lourd d’un point de vue agricole, à savoir la France, l’Allemagne et la Pologne, est une idée qui commence à séduire… les Polonais. Des élus polonais participant à la réunion commune des commissions des affaires européennes du triangle de Weimar ont souhaité un accord « triangulaire » entre la France, l’Allemagne et la Pologne sur la Pac de l’après-2013. Dans l’accord franco-allemand scellé en septembre, « plusieurs éléments correspondent au point de vue polonais », a souligné Edmund Wittbrodt, président de la commission des affaires de l’Union européenne du Sénat polonais lors de la réunion commune des commissions des affaires européennes du triangle de Weimar. « Ne serait-il pas possible d’étendre cet accord entre la France et l’Allemagne pour qu’il devienne triangulaire ? », s’est-il interrogé.

Un niveau équitable

Stanislaw Rakoczy, le président de la commission des affaires européennes de la Diète polonaise, s’est dit d’accord pour garder une différence entre les aides Pac des différents pays de l’Union mais a plaidé pour un « niveau équitable » entre les Etats. « Nous sommes d’accord sur presque tout. Nous avons des divergences sur les aides directes. Maintenant, il faut passer au détail des négociations », a-t-il lancé, optimiste quant à l’issue de ces discussions. Même le député français socialiste Jean-Gaubert a estimé que « le débat de la convergence des aides devait être conclu ». « On ne peut pas imaginer une Europe à deux vitesses », a-t-il résumé. Se montrant inquiet sur la question budgétaire, il a indiqué qu’il fallait « se préparer à l’hypothèse d’un budget en diminution ».

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