Le gouvernement espagnol tente de mettre bon ordre dans la filière agroalimentaire. En légiférant pour favoriser la concentration des coopératives et pour mieux répartir la valeur dans la filière.
«Deux coopératives hollandaises ont le même chiffre d’affaires que 4 000 coopératives espagnoles. Il existe dans notre pays 30 000 entreprises agroalimentaires quand les distributeurs sont six et concentrent près de la moitié des ventes de produits agroalimentaires… » C’est sur la base de ce constat sans appel du ministre de l’Agriculture espagnol, Miguel Arias Cañete, que le gouvernement travaille depuis de nombreuses semaines à l’élaboration d’une loi visant à permettre les regroupements de coopératives. Notamment en leur donnant la possibilité de s’affranchir des frontières des communautés autonomes. Un statut spécifique d’« association prioritaire » sera mis sur pied pour faciliter ces rapprochements et l’État espagnol va travailler sur lui-même pour « supprimer » dans les lois les facteurs favorisant la dispersion de l’offre. Cette loi vient en complément d’une autre adoptée voici une dizaine de jours par le conseil des ministres et qui vise à mieux encadrer les relations commerciales entre fournisseurs de l’agroalimentaire et distributeurs, avec des sanctions à la clé en cas d’infraction. Cette loi de la « filière agroalimentaire » rend obligatoire la signature d’un contrat pour toute transaction de plus de 2 500 euros, sauf dans le cas de paiements comptant qui devront toutefois donner lieu à émission de facture en bonne et due forme.
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