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Grandes cultures Des marchés toujours sous tension en 2013 selon Agritel

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Face à la faiblesse des stocks mondiaux, le directeur d’Agritel, Michel Portier, a indiqué que les prix agricoles devraient conserver des niveaux durablement hauts en 2013. Un point réalisé lors d’une conférence de presse le 22 janvier à Paris.

Réalisant un point sur les marchés agricoles en 2013, Michel Portier, directeur d’Agritel, a souligné la faiblesse des stocks mondiaux de céréales face au dynamisme des échanges internationaux. Il s’exprimait lors d’une conférence de presse le 22 janvier à Paris. Selon lui, les tensions sur les marchés agricoles devraient perdurer cette année à l’image du ratio, au plus bas pour 2012-2013, entre le disponible réellement exportable et le niveau des échanges mondiaux en blé. « Une des pires situations en blé depuis 1996 », a indiqué Michel Portier. Cette situation est selon lui le fait d’une perte de 20 millions de tonnes chez les principaux exportateurs mondiaux de blé lors de la récolte 2012. Si l’Inde, les Etats-Unis, l’Union européenne à 27 ou le Canada voient leurs disponibilités en blé progresser lors des dernières moissons, l’Argentine perd 8 millions de tonnes, idem pour l’Australie, et la mer Noire culmine avec une perte de 19 millions de tonnes de blé. Enfin, pointant des réserves hydriques aux Etats-Unis qui commencent à des niveaux historiquement bas en 2013, « pire qu’en 2012 », Michel Portier prévient qu’avec des niveaux de stocks aussi bas, le moindre aléas climatique pourrait avoir des effets importants sur les cours mondiaux des céréales cette année.

L’entreprise multiplie les services

« Nous sortirons du bois dans un mois, mais nous engageons des moyens avec Vivescia », a indiqué Michel Portier, directeur d’Agritel, au sujet d’un nouveau service « développement durable » qu’offrira bientôt son entreprise. N’en donnant toutefois pas plus, Michel Portier montrait les évolutions de son entreprise, qui n’est plus seulement focalisée sur l’analyse de marché, mais développe une offre variée de services de conseil, qui représente aujourd’hui 60% du chiffre d’affaires. Leurs clients aussi évoluent, et vont maintenant de « l’agro- fournisseur » au consommateur. Cette dernière dimension devrait d’ailleurs être renforcée via le service « développement durable » en devenir, qui vise à « s’adapter aux besoins des consommateurs ».

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