Le prix des énergies fossiles semble parti pour s’installer durablement à des niveaux élevés. Le prix de l’essence à la pompe a atteint un nouveau record début avril. L’agriculture, qui dépend assez fortement du prix de l’énergie de manière directe ou indirecte (engrais, aliments pour animaux…), va devoir s’adapter. En grandes cultures, l’envolée du prix des céréales compense pour le moment cette hausse du coût des intrants, mais pour d’autres productions (maraîchers sous serres, élevages porcins et de volailles), pour lesquelles les prix stagnent, la conjoncture est plus difficile à passer. Le ministère de l’Agriculture a bien lancé un plan de performance énergétique des exploitations en 2009 mais il tarde à se déployer. Et si les cours des énergies continuent de flamber, les investissements matériels économes ne suffiront pas à supporter la hausse. Surtout dans le secteur des cultures où les marges de manœuvres sont les plus étroites.
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